Chapitre 3

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Le trajet se fit dans un silence religieux. Sans se toucher. Sans se regarder. Le plus effrayant dans toute cette situation, c’est que V n’avait pas fumé un seul roulé depuis son réveil. Ils arrivèrent dans le centre-ville, le corps de Butch savait où ils allaient. Mais son cœur craignait le pire. Ils arrivèrent à une intersection où il y avait un feu. Une autre voiture arriva à côté. Au vu des bruits, on pouvait supposer que c’était des femelles qui s’y trouvaient. Pour une raison que Cop ignorait, V commença une conversation avec elles.

–       Hej honor, fit V avec le sourire (Salut les femelles) (note : suédois)

–       Hej stilig ! répondit l’une d’elle en gloussant  (Hey !salut beau gosse)

–       Vart ska du sådär? (Vous allez où comme ça ?)

–       Vi letar efter en plats att ha kul, du vet? répondit la conductrice en lançant des regards provocateurs.  (On cherche un endroit pour s’éclater, vous en connaissez ?)

–       Ja, jag vet en, kompis och jag går, disait-il en montrant Butch d’un mouvement de tête, kommer du ifrån? (Ouais j’en connais un, mon pote et moi-même y allons, vous venez ?)

–       Oh cool! ja du följer! Répondit une autre femme toute excitée. (Oh cool ! oui on vous suit !)

–       Toppen! låt oss gå! (Génial ! allons-y !)

Le flic resta sur le cul. Comment ose-t-il ? Comment a-t-il pu draguer ces nanas alors qu’il est tout juste à côté de lui ? V démarra la voiture au feu vert et prit la direction du Masque. Il se gara dans le parking et entra avec ses accompagnatrices d’un soir ainsi que Butch. Il passa la soirée avec elles dans le carré VIP qui leur était réservé. Butch se senti exclu d’un coup. Pire, il était jaloux. Il voulait faire flamber ses femelles qui étaient beaucoup trop proche de son lheage. Il est à lui et à personne d’autre.

–       A moi ! murmura Butch en sortant ses crocs et serrant les poings

Un parfum épicé se propagea et alla se fixer sur le concerné. Ce dernier se leva d’un bond et d’un signe de la tête montra la sortie. Il le suivit, et reprirent leur chemin vers le Commodore. Butch voulait d’une certaine façon le purifier. Il posa sa main sur le sexe de V qui était déjà dur comme l’acier. Ses yeux diamants le fixa un court instant comme pour l’encourager à continuer. Ce qu’il ne tarda pas à faire. La respiration de Butch se fait de plus en plus haletante. Il passa sa langue sensuellement sur la nuque de V. Le Commodore était là. Le Hummer garé, ils prirent l’ascenseur pour leur étage. Butch fou de désir tenta de l’embrasser mais fut très rapidement arrêter.

–       Cop Нет, ordonna V en levant le doigt,  я хочу, чтобы вы раздеться перед. Здесь и сейчас  (Non Cop, je veux que tu te déshabilles avant. Ici et tout de suite.) (note : russe)

Cop ne saisit pas ce que venait de dire V mais ce dernier lui montra la marche à suivre. Il n’hésita pas une seule seconde à suivre cette directive. Il s’en fichait d’être vu par les locataires, ce qu’il lui importait c’était son amant aux yeux diamants. La porte s’ouvrit à leur étage et d’une simple pensée, V ouvrit la porte. Butch ne le lâcha pas d’une semelle, il avança si proche de lui qu’il pouvait être son ombre. V ouvrit la chambre qui était réservé à leur moment de plaisir.

–       Установка на столе, continua V en pointant du doigt la table,  сразу же ! (Installe-toi sur la table, tout de suite !)

Butch s’exécuta. V lui mis les attaches aux poignets ainsi qu’aux chevilles. Il les serra à son maximum.  Il lui mit aussi un bâillon en plastique dans la bouche.

–       Ты останешься здесь тихо! (Tu vas rester sagement là !)

V quitta la chambre quelques minutes qui parurent de longues heures pour le flic. Il revient vêtu uniquement de son pantalon en cuir noir. Ses yeux ne le quittèrent pas une seule seconde. Il prit une chaise et vint s’asseoir à côté de lui.

–       Ты хочешь, чтобы заботиться о вас, да? Я бы, если бы вы это заслужили (il tendit sa main vers le membre dur de son soumis qui haleta à vive allure.)…. Да, я знаю, что вы хотите. (Effleure du bout du doigt son hampe) Да, ты хочешь, чтобы взять меня, чтобы заставить вас диплом? да? (Tu veux que je m’occupe de toi, hein ? Je le ferais que si tu le mérites ….  Oui, je sais que tu en as envie  Ouais, tu veux que je la tienne que je te fasse jouir ? hein ?)

Butch gémissait à son toucher. Il ne comprenait en rien de ce que disait V, mais en voulait vraiment plus.

–       Я люблю видеть вас в таком состоянии Cop … ты так …. Идеальный несмотря на ваши глупости. (il lécha son majeur et titilla son entré)  Здесь не чувствителен? (J’aime te voir dans cet état Cop… tu es si …. Parfait malgré ta stupidité. Ici c’est sensible non ?)

Il le pénétra du doigt ce qui amena le flic à s’arc-bouter et à gémir encore plus fort.

–       Нет, вы не заслуживаете этого! (Il enleva son doigt et le flic contesta)  Вы хотите знать, почему? Я скажу вам, почему. Потому что вы не хотите упустить из виду прошлое. Так же, как вы сделали с вашей сестрой. Этот ублюдок это то, что я говорю, но это, как я вижу вещи с вами. Действие прошлое и закончил Butch. Вы не можете ничего изменить. Если что-то должно случиться со мной, вы никогда не будете одиноки. Вы должны понять это. Вы никогда не будете одни. (Non tu ne le mérite pas ! tu veux savoir pourquoi ? Je vais te le dire pourquoi. Parce que tu ne veux pas faire l’impasse sur le passé. Tout comme tu l’as fait avec ta sœur. C’est salaud ce que je vais dire mais c’est comme ça que je vois les choses avec toi. L’action est passé et terminer Butch. Tu ne peux rien y changer. S’il devait m’arriver quelque chose, tu ne seras jamais seul. Tu dois comprendre cela. Tu ne seras jamais seul.)

Butch le regarda dans les yeux et compris le sens de ses paroles même s’il comprenait rien au russe. Il savait que les paroles de V devait être en rapport avec ce qui c’était passé précédemment, ce n’était en rien leur faute ; ni la sienne, ni la leur.  Il hocha la tête en guise d’acceptation et pu voir son lheage esquisser  un sourire.

–       Тогда возобновились? (On reprend alors ?)

Butch gémissait d’anticipation quand V se leva pour se mettre à sa place de dominant. La nuit fut extrêmement longue et envoûtante. C’était l’une des meilleures sessions de SM que Butch eu avec V, il explosa plusieurs fois. Son corps fut rempli de semence des deux parties.  Il sembla être rassasié, ou pas.  V le libéra de ses enclaves et l’emmena sur le lit non loin puis alla chercher un gant pour le nettoyer. Le bain fini, il s’installa à ses côtés, prépara un roulé et l’alluma avec son briquet en or. Il tira dessus et expira la fumée.

–       Je sais que tu ne comprends rien à ce que je vais te dire, mais il fallait que je passe par là pour que tu reprennes confiance et surtout envie. (Il tourna la tête vers lui) tu vois, on y est arrivé. En un seul morceau. (Il s’approcha de son visage à tel point que Butch pouvait sentir son souffle sur sa peau) Tu m’as touché dans la voiture, tu as dit que j’étais à toi. Et ça, j’en suis plus qu’heureux (note : français)

–       Dis, un jour tu pourrais m’apprendre toutes ces langues ? demanda Butch entre deux bâillements

–       Ouais, je te les apprendrais mais c’est pas sûr qu’elles rentrent toutes dans ta tête pleine d’alcool. Rigola V

–       Qu’est- ce que tu as dit de marrant ? Je veux rire aussi.

Butch se releva et plongea sur V qui continua à rire. V enroula ses bras autour de lui et embrassa son front.

–       Cop je t’aime, ich liebe dich, Szeretlek , mwen inmènw, te quiero, Я люблю тебя, 愛してる,  我爱你, ti amor, 내가 당신을 사랑합니다, i love you Sahyan !

Butch se senti heureux et l’embrassa, ce qui réveilla de nouveau la flamme de leur passion.

 

 

FIN

 

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Chapitre 2

 

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–       Euh ! Désolée du dérangement mais visiblement le problème reste présent. Devança Butch avant que le Roi les envois valser

–       Comment ça ? demanda Tohrment

–       Eh bien… selon Havers, c’est dû au trauma qu’il a reçu. Ça l’as quelque peu « déréglé »

–       Donc il comprend ce qu’on lui dit, mais, il est incapable de nous répondre dans une langue comprise de tous, récapitula Tohrment d’un ton désolé

–       Ouais c’est une peu ça. Même écrire lui semble compliqué.

–       Et le langage des signes ? proposa Qhuinn

–       Non, je ne pense pas que ça puisse l’aider. Car si à l’écrit ça ne va pas, je ne donne pas cher du LSM. Vu que chaque pays à sa propre compréhension de la langue. Ça risquerait d’être trop difficile.

–       Que faire ?… s’exprima Phury inquiet pour son Frère.

–       HAHAHAHAHAHAHAHA !!!!!!

V regarda Rhage qui était écroulé de rire avec l’une de ses sucettes à la bouche.

–       Oh bonsoir messieurs. Le Roi m’a prévenu du problème de messire V. Puis-je vous examiner ?

–       はい(Ouais) (note : japonais)

Havers fut lui aussi déconcerté par ce qu’il venait d’entendre mais n’en releva pas mot. Il s’installa en face de V qui s’était assis sur la table d’opération. Butch n’était pas loin.

–       Bien comment allez-vous ?

–       かなり良い。私の頭は、時々、ちょうどこの虚無感を少なく回っている。(Plutôt bien. Ma tête tourne moins, juste cette sensation de vide par moment.)

–       Euh… est-ce possible que vous écriviez ou décrivez vos symptômes car là… je ne risquerais pas de comprendre un trait de mot de ce que vous me dites.

–       真剣にいや、それはあなたに連絡することは不可能ですか?(Non sérieusement, c’est impossible de communiquer avec vous ?)

Havers lui tendit une feuille et un stylo. V le prit et écrivit. Malheureusement, ce qu’il écrivait n’avait pas de sens pour qui se soit. V regarda ce qu’il avait écrit : tout était en kana et en kanji. Il vient de réaliser que depuis le début, il ne parlait pas un trait de mot de cohérent. Il regarda le flic qui, lui, le regarda pour lui dire : « je t’avais prévenu ». Il poussa un soupir et secoua la tête. C’était désespérant. Havers continua ses examens et ne décela rien de particulier.

–       Ce changement de langue est sûrement dû au trauma mais rien d’alarmant. Il pourrait retrouver toutes ses facultés d’ici quelques heures ou…. Quelques jours.

–       Quoi ? Quelques jours ? s’écria Butch complètement abasourdi. Mais c’est trop long ! et, comment on va faire pour communiquer avec lui ?

–       Je ne sais pas monsieur. Il faudra que vous trouviez une solution. Sur ce, je vous laisse.

Il partit sans demander son reste. V regarda la feuille qu’il avait gardé en main tout le long. Butch vint à sa rencontre et se plaça devant lui. Puis leva son visage, pour l’embrasser.

–       Ne t’inquiète pas V, je trouverais une solution pour qu’on communique ensemble.

V fit un léger sourire et hocha la tête.  Il montra la sortie du doigt et se leva. Il réfléchissait à un moyen de communiquer sans qu’il ait besoin d’ouvrir la bouche. Il s’arrêta devant les escaliers et se retourna vers Butch. Il se concentra un maximum pour lire dans les pensées du flic. En générale ses pensées sont débordantes mais là…rien du tout. Rien ne venait. Comment est-ce possible ?

Il posa sa main sur le front de son compagnon. Punaise, il n’arrive même plus à percevoir ses pensées… il poussa un soupir et reprit son chemin pour le hall. Butch le suivit sans dire un mot. Il se demanda même où V pouvait aller. Ils se retrouvèrent de nouveau devant le bureau du Roi. V y entra sans frapper. Les autres étaient toujours là.

 

–       小混蛋你觉得很有趣,嗯好莱坞吗?(P’tit con tu trouves ça marrant, hein Hollywood ?) (note : chinois)

–       Oh my god ! il nous l’a fait à la Bruce LEE !!!! rigola Rhage

–       你知道李小龙,告诉你这个混蛋!(Tu sais ce que Bruce Lee, te dis enfoiré !)

–       Niyao !!! houyaaaaaaaaaa !!!!!!! dit Rhage en faisant des gestes de karaté

–       好莱坞他妈的 !!!!我会抽烟深,一旦我恢复了我的学院,你会受伤!(Bordel Hollywood !!!!  je vais te fumé bien profond, une fois que j’aurais retrouvé mes facultés, tu vas morfler !

Rhage continua de rire lorsque V quitta la pièce exaspéré. Butch continua à le suivre pour s’assurer qu’il ne lui arrive rien. V retourna à la Piaule et alla récupérer une bouteille de Goose qu’il ouvrit et avala en grosse gorgée à même le goulot. Il était sur les nerfs et c’était perceptible. Le flic resta en retrait et l’observa. Il se reprochait toujours l’accident, mais ne voulait pas en parler. Durant quelque seconde, V perçu l’émotion de Butch. C’était vif, douloureux et … pathétique. D’un geste brusque, V prit un verre et le balança à côté du visage du Cop. Ce dernier n’avait pas compris le sens du mot : « vivant ».

–       Bordel de merde ! V qu’est ce qui te prends ? cria Butch surpris par le geste.

–       Te diré lo que me lleva estúpido! es que siguen languideciendo en el pasado una mierda. ¿Qué mierda! Todavía estoy aquí! Si bien no puedo hablar bien, pero lo que sí! Todavía estoy aquí con ustedes! (Je vais te dire ce qui me prend du con ! c’est que tu continues à te morfondre pour une connerie passé. Merde quoi ! je suis toujours là ! certes je ne peux plus parler correctement, mais quoi ! je suis toujours là, auprès de toi !) (note : espagnol)

–       V, je …

V se retrouva juste en face du flic et cognait ses poings de chaque côté de son visage.  V n’a jamais été aussi en colère, surtout contre Butch.

–       Butch, tengo más que suficiente de su tontería! Reprocha violemment V en cognant une nouvelle fois sur le mur. Te amo hombre, era lamentable accidente, nada más. Y tú estás bien también. Estamos vivos Butch, ¿sabes? Alive! Yo no te culpo de ninguna manera por lo que pasó. Tendré que tener cuidado también … los dos somos culpables, ¿sabes? (Butch, j’en ai plus que marre de tes stupidités ! Je t’aime mec, ce n’était qu’un malheur accident, rien de plus.  Tu vas bien et moi aussi. On est en vie Butch, tu comprends ? En vie ! Je ne t’en veux en aucun cas pour ce qui est arrivé. J’aurai du faire attention aussi…on est tous deux fautifs, tu comprends ?)

Butch ne comprenait pas grand-chose de ce que lui disait son nallum, juste un mot qu’il a compris clairement : en vie. Sa longue carrière au stup, lui a appris quelques mots de la rue, surtout du coin des latinos. Les cartels où il devait se rendre et rencontrer des familles et des gangs qui parlaient principalement en espagnol. Et entendre ce mot, te fait comprendre bien des choses. Oui c’est vrai, il est en vie, ils le sont tous les deux.

–       Cop, estás conmigo o no? (Cop, t’es avec moi ou pas ?)

–       Hein ?

–       Vamos, tenemos algo para atrapar (allez viens, on a quelque chose à rattraper) disait V en soupirant

Il attira Cop hors de la Piaule et l’emmena dans le garage. Qhuinn et John s’y trouvaient. Ils regardèrent le couple s’approcher de l’Escalade noire qui était en mauvais état. V la regarda et anticipa les dépenses pour la remettre sur pied. Ça allait coûter cher mais bon, on fera avec.

–       Ki sa zout ka fé le boug ? (Qu’est-ce que vous faites là les gars ?) (note : créole martiniquais)

–       Hein ? disait Qhuinn ne sachant que faire. Il regarda John qui lui haussa les épaules.

–       Là ! montra-t-il la voiture du doigt, ki sa zot té ka fé enlé loto a ? (Là, qu’est –ce que vous faisiez sur la voiture ?)

Ils regardèrent la voiture.

–       A la voiture ! euh… rien on ne faisait que la regarder, répondit Qhuinn en regardant V qui avait croisé ses bras sur sa poitrine. Sérieux, on ne faisait rien. Et puis… elle est irréparable…

–       Pasé mwen la clé-ou ! lança V d’un air sérieux (Donne-moi la clé !)

–       Quoi ? Je… Je ne comprends pas ce que tu viens…

–       Ça , ou comprenne ! répéta V en montrant le Hummer de Qhuinn, ba mouin ! (ça, tu comprends ! donne !)

–       Quoi ! tu veux ma voiture ? Non pas possible !

V s’approcha dangereusement de Qhuinn puis montra ses crocs. Non pas que Qhuinn ait peur de lui mais il ne voulait pas se retrouver en position bizarre avec autant de témoin, surtout en présence de Butch. Il finit par céder et lui confia ses clés. V et Butch montèrent dans la voiture et quittèrent le manoir.

 

Chapitre 1

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La course fut longue. Ce salopard de lesser était assez en forme pour pouvoir distancer Butch et V qui lui couraient après depuis un bon quart d’heure. Butch essaya de lui couper la route vers la droite mais ce malin l’esquiva à une seconde près.  V, quand à lui, en profita pour lui bondir dessus. Ils roulèrent au sol tous les deux. V se retrouva au-dessus de lui et donna de violent coup de poing au visage.

–       Enfoiré ! tu…ne…pouvais…pas…. Te…laisser…faire !!!!

–       C’est ça buveur de sang, t’as cru que c’était le club Med ! Jamais je ne vous dirais ce que vous voulez savoir !!

–       Pas grave, mais j’ai ta peau ! Disait-il en sortant sa dague.

Il la planta dans son abdomen et une lumière aveuglante le fit disparaître. V se releva et épousseta son pantalon en cuir. Butch ramassa sa dague et la lui tendit. Il la prit et en profita pour l’attirer vers lui et donna un baiser foudroyant. Butch aimait quand son lheage se mettait dans cette condition. Ils se séparèrent sans se lâcher des yeux, désirant qu’une chose : rentrer au bercail et passer une longue nuit sous les draps.

–       Alors ce soir ? Commodore ou Piaule ? demanda V aussi excité que son soumis

–       Là où tu veux mon lheage….

–       D’accord. Direction le Commo.

Buch sourit d’anticipation. Il savait ce qui l’attendait en choisissant le Commodore. Et ça, depuis qu’on lui a appris les règles, il le pratiquait régulièrement avec son amant. Ils rejoignirent les autres afin de les prévenir du changement de programme les concernant. Rhage comme à son habitude, les charrie en lançant quelques vannes perverses. Puis chacun prirent une direction opposée. Dans l’Escalade, l’ambiance était assez électrisante.  V était au volant et Butch à ses côtés.  Butch caressa la cuisse de V ce qui l’excita d’avantage, puis l’embrassa la joue… malheureusement, dans sa conduite V ne remarqua pas la voiture qui lui arrivait en face en tentant d’en doubler une autre.  Il eut juste le temps de donner un violent coup de volant vers la droite ce qui le déporta sur le bas côté et percuta de plein fouet un poteau électrique. Le choc fut violent que V se cogna durement contre le volant et perdit connaissance.

Le lendemain, V se réveilla avec un horrible mal de tête. Il n’avait aucun souvenir de ce qui lui était arrivé la veille. Il toucha son front et senti un pansement dessus. Il regarda autour de lui et reconnu sa chambre à la Piaule. Normalement, je ne devais pas être au Commodore avec Cop ? se demanda-t-il surpris. Il se leva doucement car il avait une sensation d’étourdissement. Il prit plusieurs inspirations avant de se mettre debout et d’aller dans la salle de bain. Il alluma la lumière et vit son visage dans la glace. Pas super, se dit-il. V passa de l’eau sur son visage puis l’essuya et en ressorti. Butch rentra dans la chambre au même moment.

–       V, bordel de merde ! qu’est-ce que tu fais debout ?! tu devrais rester au lit. Le doc Havers, nous a dit que tu avais un trauma et qu’il te fallait du temps pour t’en remettre. Ça va nallum ?

–       그렇습니다…하기만 하면 작은 생각없는 타이어. (Ouais ça va… juste fatiguer et un peu étourdi) (note : en coréen)

Butch le regarda d’un air bizarre, il ouvrit grand ses yeux comme une soucoupe.

–       뭐? 어떤 경찰 거기는 무엇입니까? dit V inquiet. 나는 얼굴에 일이 있어? 하지만 빌어 먹을 지옥 이야기! (Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a Cop ? J’ai un truc sur le visage ? Mais parle bordel de merde !

–       Euh…. V tu parles quelle langue là ? demande Cop en le pointant du doigt

–       나는 일반적으로, 당신이 부탁이 바보 같은 질문 왜 말한 ? (Je parle normalement, pourquoi tu me pose cette question stupide ?)

–       V….. T’es sûr que ça va ? demanda Butch de plus en plus inquiet.

–       경찰 예, 벌금 및 정지 당황, 그것만 사고 였다. 또한, 잘 하려고?  (Oui Cop, je vais bien et arrête de paniquer, ce n’était qu’un accident. D’ailleurs, toi tu vas bien ?)

V toucha la joue de Butch et senti une légère coupure sur sa joue. Il s’en voulait de ne pas avoir été attentif sur la route. Ça ne lui était jamais arrivé…  Butch lui pris la main et l’embrassa.

–       Ne t’inquiète pas on va tout faire pour t’aider.

–       도와 무엇? (M’aider en quoi ?)

–       Viens, on va aller voir le Roi. Il pourra faire quelque chose pour toi ! Tenta de se convaincre le flic en panique totale.

Butch aida V à s’habiller et ils se rendirent au bureau du Roi.

–       Attends-moi ici deux minutes d’accord ?

V hocha la tête tandis que le flic entra dans le bureau. Quelques minutes plus tard, il en ressortit et le fit entrer à son tour. Tout le monde semble être présent : Z, Rhage, Tohrment, Phury, John, Qhuinn et Blay. Tous portèrent leur regard sur lui.

–       Alors V, commença le Roi, comment te portes-tu ?

–       Mir geht es gut majestät (Bien majesté) (note : allemand)

Kohler resta stupéfait, de même que les autres. Effectivement, Cop n’avait pas tort : V parle une autre langue.

–       Tu peux traduire ce que tu viens de dire ?

–       Was Majestät ? Verstehen sie nicht Was ich gerade gesagt ? Ist dennoch leicht : Mir geht es gut. (Quoi majesté ? vous ne comprenez pas ce que je viens de dire ? pourtant c’est simple : j’ai dit que j’allais bien.)

–       Tu vois Kohler, je te l’avais bien dis, paniqua Butch…. V ne va pas bien du tout.

Butch était vraiment sur le seuil de la crise de panique.

–       Nom de dieu… dans quoi on s’est fourré. Disait Tohr complétement sur le choc

–       aber verdammt du mir sagen, was passiert! Hure !!!! (Mais putain, vous allez me dire ce qui se passe !!!!)

V commença à s’énervé.

–       Calme toi V, Havers va pas tarder à venir et on aura la réponse à tous nos soucis

–       Wenn du sagst Pol… Wenn du sagst. (Si tu le dis Cop… si tu le dis.)

–       Bon Cop, emmène-le à l’infirmerie.

–       Bien Kohler….

Butch emmena V à la clinique qui se trouve au sous-sol du manoir. Il n’osait pas parler à V car il risquerait de ne rien comprendre à ce qui dirait. Malgré tout il tenta le coup.

–       Dis V ?

–       Hum ?

–       Je me demandais… si …

–       Cop parla (Parle Cop) (note : italien)

–       Oh ! Fit-il en s’arrêtant net, là je comprends quelque chose. Donc, je disais…je me demandais si … si ce n’était pas de ma faute ce qui s’est passé hier soir….

–       Ma quello che vedrete lì? (Mais qu’est-ce que tu vas t’imaginer là ?)

–       Si je ne t’avais pas distrait, rien de tout ça ne serais arrivé ….

–         Cop abbastanza! s’emporta V en poussant Butch contre le mur de l’escalier. Se quello che è successo era che doveva succedere! Siamo vivi, si dovrebbe solo essere felice e grato (Cop, ça suffit ! Si c’est arrivé c’est que ça devait arriver ! Nous sommes en vie, tu devrais juste en être content ou reconnaissant. )

Le regard diamant de V était perçant et fou de colère. Butch s’en voulait d’avoir parlé de ce qui c’était passé mais comme il l’a dit : ce qui s’est passé est arrivé (note : c’est la traduction de Butch). V reprit le chemin suivi de Butch.

–       Attends V !

–       Mi mást Zsaru ?! (Quoi encore Cop ?!) (note : hongrois)

–       Han !!  t’as encore changé de langue !!! je comprends rien là !

–       Zsaru ! Azt hiszem minden roszul megy ma legyel precizeb ! (Cop ! j’ai l’impression que tout va de travers aujourd’hui donc soit plus précis !)

–       V !!!!

–       Mi ???? (Quoi ????)

–       Je … ah merde !

Il réduisit la distance entre eux et plaqua ses lèvres contre les siennes. Ils s’embrassèrent durant de longues minutes. Des bruits de pas les interrompaient mais leurs yeux en réclamaient encore plus.

–       Zsaru amint ezek az átkozott vizsgák befejezése után fogok sérti live! dit V avec le sourire (Cop, une fois ces foutus examens fini, je te viole direct !)

–       Je ne comprends rien à ce que tu dis mais … oui je veux bien

Ils rigolèrent tous les deux quand Havers fit son apparition.

 

Une semaine plus tard

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Après cet événement, Red et Christian purent quitter l’hôpital la semaine suivante. Red se retrouva avec une attelle à la cheville et au poignet ainsi que des bandages au bras gauche, au contraire de  Christian qui n’avait qu’un simple bandage autour de son torse. Les médecins lui ont remis l’épaule en place et soigner les grandes plaies. Sa capacité de loup-garou le guérissait très rapidement, et au bout de trois jours il était déjà sur pied alors qu’il avait des cotes cassé, un nez fracturé, des profondes entailles sur l’abdomen, des griffures et des morsures assez importantes sur tout le corps. Le personnel médical était assez surpris par cette guérison extraordinaire et rapide.

Le corps du chauffeur n’a pas été retrouvé là où Red et Christian leur avaient indiqué, la police avait  ratissé la forêt et pourtant… Ils furent interrogés mais comment expliquer cette attaque de loup ? Le seul cadavre qu’ils trouvèrent fut celle d’un homme dénommé Frank Hilton. Un dangereux criminel recherché pour meurtre et viol sur plusieurs villes. L’affaire fut donc conclu mais pas pour Red. De retour dans son petit appartement, elle se sentait différente. Tout ce luxe qu’elle avait acquise jusqu’ici dans son insouciance lui semblait dérisoire, sans importance… étranger. Christian l’aida à s’installer dans sa chambre et resta près d’elle. Red se demanda ce qu’elle serait devenue si elle ne l’avait pas sauvé la première fois. Que seraient-ils devenus ? Allongée près de lui, elle caressa d’un doigt léger le contour de sa mâchoire. Il en a subit des coups, elle pouvait voir les cicatrices de ses précédents combats. Elles étaient si fines qu’on les voyait à peine. Il y en avait une qui traversait sa joue. En la suivant avec le doigt, elle vit le regard de Christian posé sur elle. Red rougissait.

– C’est rare de te voir rougir autant, dit Christian en la prenant dans ses bras.

– Oui très rare, affirma Red en se lovant contre lui

– Tu te sens mieux ?

Red haussa les épaules. Christian soupira et déposa un baiser amoureux sur son front avant de posa sa tête contre la sienne.

– Je suis vraiment désolé pour ta grand-mère

– Je sais Christian, ce n’est pas de ta faute cette fois

– Cette fois?! gloussa-t-il

– Oui. D’ailleurs, tu les connaissais ?

– Non, l’odeur ne me disait rien. Ni sa photo.

– Hum…

– Quoi ?

– Rien. Juste que c’est un peu inquiétant tout ça

– Ne t’en fait pas. On est en vie, c’est ce qui compte

– Oui… tu as surement raison.

Red frotta son bassin contre Christian qui poussa un grognement.

– Dis Christian ?

– Qu’est-ce que tu veux ? lui répondit-il gêné

– Tu crois qu’on peut le faire ?

– Red !

– Quoi ? J’ai toujours voulu le faire avec toi

– Oui mais t’es blessée. Je ne veux pas te faire mal

– Mais non, tu ne me feras pas de mal. J’ai confiance en toi.

Christian aussi en avait envie mais il hésitait à s’engager sur ce terrain au vue de l’état de sa belle. Il soupira et la roula sur le côté afin de se mettre au -dessus d’elle. Il prit ses lèvres avec force. Sa langue entra de façon brutale dans la bouche de Red. Elle ne mit aucune résistance, au contraire, elle l’encouragea à aller plus loin. Elle le tenait fermement par les cheveux et encercla ses hanches.

– Non, Red. Laisse tes jambes au repos.

– D’accord, alpha

Elle lui fit un sourire amusé et reprit leur baiser. Christian caressa les seins de Red, il pouvait tout juste les tenir à pleine main. Il bougea ses hanches éveillant ainsi le désir de sa désirée. Il glissa le long de son corps léchant sa peau en laissant un sillage de feu sur son passage. Red en frémissait de plaisir, elle caressa le dos musclé de son alpha, elle se cambra lorsqu’il mordillait l’un de ses tétons et gémissait au moment il les suçait. Son alpha la rendait folle de joie.

– Christian… souffla –t-elle, prends moi

– Red…. Tu prends la pilule ?

Red le regarda surpris par la question, il était sérieux sur ce propos.

– J’utilise un préservatif. Mais je suis clean, je me fais dépister tous les deux mois.

– Non, c’est pas ça c’est que….

Encore une fois, Christian se sentait mal à l’aise du point de vue sexuelle.

– Je t’avais dit que je ne couchais que très rarement et parfois ça peut virer au drame

– Ouais je me rappelle, confirma Red en fronçant les sourcils. Il se passe quoi en vrai ?

– Il se passe que je me transforme trop excité, et non, arrêta-t-il Red en voyant son sourire, je ferais en sorte que ça n’arrive pas

– Tu es presque à point Christian, ne te retiens pas

– Il n’y a pas que ça pour tout dire. Le préservatif humain… n’est pas adapté à ma morphologie, dit-il en rougissant

Red semblait être excité de tout au point.

– Elle est énorme c’est ça ? Demanda-t-elle en faisant un sourire pervers

Christian hocha lentement la tête. Red gloussa et l’embrassa.

– Mes règles sont passé la semaine dernière. Tu peux le vérifié dans les toilettes si tu ne me crois.

– Je te crois je l’ai vu sur le calendrier.

– Demain, j’irais chez le médecin pour commencer la pilule, d’accord ?

– Ça marche.

Ils s’embrassèrent, Christian écarta les cuisses de Red et s’y logea. Elle sentit une chose énorme s’approcher de son sexe. Elle mordit la lèvre de Christian par anticipation.

L’alpha, introduisit un doigt en elle et bougea dans un rythme plus ou moins cadencé. La respiration de Red changea. Elle s’accrocha à ses épaules le regardant dans les yeux, montrant son désir d’aller plus loin. Puis, il y inséra un deuxième puis un troisième. Red était au bord de la jouissance, mais elle s’efforçait de ne pas se laisser aller car elle n’avait rien goûter venant de lui. Christian était déjà bandant, il devait se concentrer et oublier les cris de plaisir de Red mais ce n’était pas chose facile car son corps la réclamait. Il en était couvert de sueur, sa respiration en devenait saccadé, il sentait ses crocs sortir, il voulait enlever ses doigts mais le sexe de Red se serrait tel un étau et plus il cherchait à s’en sortir moins il avait la possibilité de le faire.

– Christian…

La voix de Red le ramena à la réalité. Son regarde en disait long : elle n’était ni effrayée, ni horrifiée, juste surprise. Elle caressa son visage avec un doux sourire.

– Oh mon loup, comme tu es beau

Christian tourna la tête vers le miroir qui se trouvait sur l’armoire non loin du lit. Il s’écarta de Red pour aller se regarder de plus près. Il ne s’était jamais vu ainsi, il ressemblait étrangement à un homme qui était un peu trop poilu. Non, pas vraiment :  une gueule de loup, une crinière qui se prolongeait jusqu’au bas du dos. Il ne possédait pas de pattes mais il avait une énorme queue. Du moins deux énormes queues. On dirait une demi métamorphose mais il n’avait pas peur. Il avait l’impression qu’il ne pouvait pas aller plus loin. Non,il ne pouvait pas se transformer plus que cela car Red était sa louve.

– Red, t’es vraiment sûre de vouloir le faire ? s’inquiéta-t-il

– Tu te pose trop de question, mon loup. Allez viens finir ce que tu as commencé.

– Je suis mons…

– Tu es parfait, coupa Red en lui tendant les bras. Allez viens mon loup, je t’attends

Son sourire était doux et sincère, elle l’attendait vraiment avec impatience. Non pas pour le sexe mais juste pour l’avoir dans ses bras. Christian s’exécuta timidement et se remit entre ses jambes, là où était sa place.

– Si je te fais mal tu me le dis, d’accord ?

– D’accord. Fais vite, je suis mouillé comme pas possible !

Il ria à la bêtise de Red, il regarda l’avancer de son sexe contre la sienne : il entra à peine son gland dans la fente que Red gémissait. Il prit plusieurs respirations avant de s’enfoncer plus loin. A chaque poussé, elle inspira puis expira en enfonçant ses ongles dans le dos poilu de Christian. Ce dernier, ne chercha pas à aller plus loin, pour lui c’était juste ce qu’il lui fallait. Il attendit sans bouger afin que Red s’habitue à sa présence en elle, Christian chercha un quelconque signe de douleur venant de sa femelle mais elle ne fit rien d’autre que de sourire, il chercha une position plus confortable pour elle mais Red en décida autrement et prit les chose en main : elle bougea son bassin contre lui. Il frissonna puis souri avant d’entamer un très lent va et vient. Il ne voulait pas aller plus fort avec elle surtout pour un début. Il voulait qu’elle s’habitue à lui, à son sexe et rien de plus, à ce nouveau bonheur. Il souleva sa jambe blessé en faisant tout aussi attention à son bras et le posa sur son épaules, puis il bougea ses hanches. Pour la première fois, Christian pouvait faire l’amour sans risque, sans vouloir tuer sa partenaire dans un sursaut de plaisir. Il se pencha et embrassa Red qui le serra dans ses bras. Embrasser un vrai loup était bizarre pour elle. C’était sensuelle mais bizarre, elle ne pensait pas à l’animal mais à l’homme. La langue de Christian lécha les lèvres rosées de Red, ses canines se cognèrent brutalement sur les siennes.

– Aie !

– Je t’ai fait mal ? Paniqua Christian qui s’était arrêté

– Tu ne pourrais pas prendre la bouche d’un homme ? Tes crocs me font mal ! bouda Red

– Ok, ria Christian en secouant la tête afin de reprendre son visage humain sans pour autant perdre sa crinière. Et là ça va mieux ?

– Beaucoup mieux

Red l’attira tout contre elle et reprit son baiser. Toucher sa fourrure pendant l’acte était tout aussi excitant. Christian relâcha sa jambe pour l’écarter encore plus donnant ainsi deux fois plus de plaisir à Red. Cette dernière se cambra un peu plus. Ses gémissements se transforma en crie de plaisir, le lit tremblait à chaque assaut, les deux étaient prêt à jouir. Christian, par réflexe, sorti de son antre humide et lâcha de grand jet de sperme sur le ventre plat trempé par la sueur de sa Red qui elle-même jouissait de plaisir. La tempête passa et le calme fut revenu. Pour sûr, les voisins ont dû nous entendre et c’est tant mieux, pensa une Red souriante, satisfaite de son désir. Christian descendit du lit et alla prendre de quoi les nettoyer pour de ne pas forcer sa louve à trop bouger, mais cette dernière ne trouvait même pas la force de bouger un muscle.

Après avoir faire leur brin de toilette et changer les draps souillés de sueur et de fluide, il revient s’allonger près d’elle. Red se lova contre lui et caressa son torse.

– C’était la plus nuit de ma vie. Murmura Red

– Moi aussi, chuchota Christian en l’embrassant sur le front

– Elle est énorme ta queue

– Hum ? Laquelle ?

– Celle là, lui fit-elle remarquer en effleuré son sexe qui était prêt à se tendre de nouveau. Et celle là.

Elle prit délicatement sa queue animale qu’elle posa sur sa jambe nue avant de passer cette dernière au dessus de la sienne.

– Je t’aime Red

– Je t’aime Christian

Ils s’embrassèrent heureux de leur nouvel amour.

– Bonjour monsieur, c’est ici qu’il faut prendre le bus pour la visite de la forêt Kresley ? Demanda une femme qui accompagnait un groupe de touriste

– Ouep ma p’tite dame, c’est bien ce bus ! Répondit le chauffeur. Monter, on va bientôt partir !

Le groupe monta trépidant d’impatience. Le chauffeur les regarda avec un large sourire, il passa humidifia ses lèvres avec sa langue. Il était si impatient qu’il ne remarqua pas la jeune femme vêtue d’un corset rouge accompagné d’une jupe courte de la même couleur gonflé par des jupons blanc, cette même femme marchait avec des talons aiguilles vernis au même couleur que l’ensemble de sa tenue et le tout enveloppé d’une cape rouge. Seule ses bas donnait un semblant de noirceur à ce rouge sang et son panier de rosier couvert d’une petite nappe vichy rouge et blanc lui donnait l’apparence d’une femme fragile.Son maquillage faisait toute la différence et contrastait ce que l’on pouvait voir à travers son sourire. Il ne remarqua non plus l’homme qui l’accompagnait. Il était tout l’opposé de sa partenaire, il ne portait que du noir de la tête au pied, ses cheveux noir-gris avait un certain reflet au contact avec le soleil, sa tenue de cuir le rendait étrangement attirant mais il était préférable de ne pas trop s’en approcher si on ne voulait avoir des problèmes avec lui. Le couple s’était assis à l’arrière du bus. Une fois que tous furent monté, le bus démarra. Le trajet se faisait dans la bonne humeur et dans la joie. Une fois arriver devant un arrêt, le bus s’arrêta net.

– Sommes nous arrivé? Demanda l’un des passagers

– Pas encore mais nous le serons très bientôt, ricana le chauffeur

Les passagers commençait à s’inquiéter sauf le couple. Soudain, un gaz soporifique envahissait le bus, les touristes tentèrent de quitter le bus mais les portes étaient fermés, ils hurlèrent dans la panique mais finir par s’écrouler endormi. Le couple avait mis un masque à gaz sur leur visage, et encore une fois, celui de la femme était assez particulier. Le rouge était son obsession. Le chauffeur, affaibli et voyant qu’il ne restait qu’eux, paniqua. Il réussi à ouvrit l’une des pores et quitta le bus en toussant et suffocant, il s’écroula au sol et chercha à reprendre son souffle. Il entendit des bruits de talon s’enfonçant dans la terre boueuse. Il se retourna et écarquilla les yeux de peur. La femme, arrivant à sa hauteur, enleva son masque et fit descendre son capuchon dévoilant sa longue chevelure blonde ondulé. Le chauffeur se mit à respirer bruyamment. La peur se lisait sur son visage.

– Tu te souviens de moi ? Demanda la femme en faisant un large sourire. Je suis le petit chaperon rouge et je suis venu fini le travail.

Le chauffeur se retourna et le silence de la nuit fut déchiré par le hurlement d’un loup.

 

FIN

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Dimanche

original

 

Red ouvrit les yeux, son visage était humide et collant, sa vue était brouillé. Avait-elle pleurer dans son sommeil? Elle se demandait même si elle n’était pas entrain de vivre un mauvais rêve . Sa grand –mère… sa tendre grand-mère était morte, dévorée par des loups… Il faisait sombre dans la pièce où elle se trouvait. Elle avait du mal à bouger, elle souffrait atrocement : sa cheville était douloureuse. Christian qui faisait son tour de garde, se tourna vers Red, il fit une grimace et alla vers elle.

– Bouge pas Red… lui murmura -t-il

– Christian… pleura –t-elle

– Chut, ça va aller

Christian l’enlaça et la berça alors qu’elle pleurait silencieusement contre lui. Comment on est-ont arrivé là ? se demanda Red attristée par tant d’événement.

Christian la rassura en lui caressant doucement son dos et attendit qu’elle se calme. Une fois que ce fut le cas, il l’écarta de lui afin de mieux la regarder et ce qu’il vit le désola de tout au point : elle était meurtri, ses yeux avait été rougit et gonflé par les larmes, son maquillage avait coulé et elle avait une mine affreuse. Elle n’était plus la beauté incarnée qu’il connaissait, il avait en face de lui une petite fille apeurée et triste mais en ce moment, il ne pouvait rien faire de plus car le pire les attendait dehors.

– Red, je suis désolé pour ta grand-mère, je…

– Comment tu as su ? coupa Red

Christian paru hésiter. Il détourna le regard cherchant une excuse banale à lui fournir mais ce qu’il fit dans le regard de Red était tout autre. Elle était furieuse et désirait une vengeance qu’il ne lui permettrait pas d’avoir. Il soupira et fit tomber ses bras le long du corps de Red.

– Tu veux vraiment le savoir ?

Elle hocha la tête, La tristesse avait cédé sa place à de la rage et de la haine. Elle doit se venger, venger sa famille. La petite fille fragile n’était plus, en un clin d’oeil Red était devenue une femme assoiffé de sang. Christian ne l’avait jamais comme ça auparavant, il faut dire qu’il était rare de la voir en colère. Elle est encore plus belle ainsi, pensa Christian avant de se souvenir dans quel pétrin ils étaient.

– Tu te rappel de l’alpha qui a tué ta patronne ?

Merde, comment ne peut-elle pas l’oublier ? se reprocha Christian, réalisant sa bourde. Il n’était vraiment pas habitué à ça. Pas avec une personne aussi proche de lui. Seul, il aurait foncé dans le tas mais pas avec Red dans les parages. Il semblait être déboussolé, perdu, presque angoissé. Il baissa sa tête désemparée.

– Christian, regarde-moi. Ordonna Red d’un ton ferme avant de prendre son visage entre ses mains et de le relever afin que leur regard se croise. Ce n’est pas ta faute. Je veux savoir. Je veux savoir contre quoi je dois lutter. Qui est mon ennemi et surtout comment les reconnaître.

– Red…

– Non, plus de mensonge. Tu peux me protéger autant de fois que tu le voudras mais tu ne me priveras pas de ma vengeance. Je sais que ça sera dur pour toi mais ils se sont pris à la seule personne qui me restait dans ce monde. Je ne voulais pas qu’elle meurt comme ça…. elle ne méritait pas une mort aussi atroce. Je veux savoir comment les tuer. Je veux ma vengeance.

– Red, ça te mènera nulle part, tenta Christian de la raisonner. La vengeance n’apporte que souffrance et tristesse. Tu ne dois pas avoir ce fardeau.

– Christian, je t’aime. Tu le sais, si ça avait été moi. Si j’avais été tué par tes … par ces loups, tu aurais fait quoi ? Tu aurais laissé couler ou tu m’aurais vengé ?

Il connaissait déjà la réponse à cette question. Son choix avait été choisi dés leur rencontre, dès l’instant où il se sont fréquenté : il aurait vengé la mort de Red en éliminant la meute entière. Christian poussa un profond soupir puis répondit calmement :

– Pour prendre l’apparence de ses victimes, le loup-garou doit … commença Christian avant de s’arrêter un peu hésitant, cherchant ses mots, il soupira et reprit :  Le loup-garou doit manger le cœur de la victime qu’il a choisi. Ainsi, il peut prendre intégralement son apparence. Le cerveau reste un élément très important, dans le sens où le loup doit fusionner avec la vie de la proie pour ne pas éveiller trop de soupçon. Comme ça, si on lui pose une question sur son passé, le loup pourra aisément répondre.

Christian s’arrêta, il regarda Red espérant qu’elle ne veuille plus en savoir, qu’elle ne chercherait plus à se venger par dégoût mais riende tout ce qu’il espérait n’arrivait : Red était attentive et silencieuse, on croirait presque qu’elle réfléchissait, mais à quoi? Elle fit signe à Christian de continuer en lui serrant la main tendrement. Maintenant, elle comprenait pourquoi les enquêteurs ont été surpris par toute cette violence qui avait  été faite sur  le corps de Julia et pourquoi ils n’avaient pas trouver le cœur ainsi que les bout de cervelle mangé.

– Et, qu’est-ce qu’ils font du corps ? Demanda Red

– Il le mange, souffla tristement Christian

– Et ça leur sers à quoi de le manger ?

Il était étonné par la curiosité de Red. Et au vue de ses questions, elle avait fait son choix et ne comptait pas revenir en arrière. Christian la prit brutalement dans ses bras et l’embrassa avec fougue. Red s’accrocha à lui, enfonçant inconsciemment ses ongles dans sa peau. Leur lèvres se séparèrent, ils étaient à bout de souffle et ne se lâchèrent pas du regard.

– Tu es vraiment sûr de ce que tu fais ? demanda une dernière fois Christian qui était prêt à tout pour elle

– Oui, je suis sûre. Affirma Red avec conviction

Christian l’embrassa de nouveau plus tendrement cette fois, déposant des baisers le long de son cou marquant ainsi son territoire. Red gémissait, dorénavant elle appartenait à Christian, le seule loup qui lui importait. Il arrêta ses baisers car il n’y avait pas de place pour le plaisir charnel en ce moment.

– Le corps nous permet de rester « l’autre ». Tant qu’il y a de la chair on peut garder le physique de « l’autre » autant que possible

– Mais ça se décompose un cadavre, non ?

– Oui, c’est pour ça que les pseudos victimes disparaissent au bout de quelques semaines à la recherche d’un nouveau corps.

– Et ils ne peuvent pas garder leur apparences humaines ? Enfin, comme toi

– Une fois qu’on goûte à la chair humaine, on ne peut plus faire machine arrière.

– D’où les plus jeunes qui peuvent devenir dangereux…

– Non eux c’est différent, corrigea Christian en la serrant un peu plus dans ses bras. Ils agissent par instinct alors que ceux-là, agissent par stratégie. Plus ils font des victimes dans une zone, plus la population humaine disparaît et peut être envahi à son tour par d’autre loup. Comme ici. Ils ont éliminé le potentiel danger et maintenant c’est devenu leur territoire. Et voilà comment ils nous attirent dans un piège élaboré.

– Attends, paniqua Red, tu veux dire que l’un d’eux nous aurais dévoré la cervelle et le cœur, il aurait pris le bus pour se rendre en ville et dévoré d’autre personnes pour prendre leur place dans la société ainsi de suite ?

– Oui c’est cela. La meute qui a établi son territoire, domine l’ensemble de la ville surtout s’il prend la place de maire.

– Mais c’est horrible ça, il faut les arrêter ! s’emporta Red

– Oui mais comment ? Tuer un loup-garou n’est pas facile, tu l’as bien vu

– Ils ont surement déjà envahi une ville, un village, une commune avec cette technique. Ça va être monstrueux. Des femmes, des hommes et des enfants sont en danger. Christian, il faut qu’on les aide !

– D’abord, aidons nous et après on verra pour les autres.

Christian se leva et alla dans un angle près de la fenêtre pour regarder discrètement ce qui se passe dehors.

– Christian ?

– Hum ?

– Pourquoi ma grand-mère ? Elle n’ a rien demandé à personne, pourquoi elle ?

Il la regarda un moment avant de la rejoindre et de l’embrasser sur le front.

– Votre gentillesse vous perdra. Répondit-il simplement avec le sourire

Red en fit de même avant de poser sa tête contre son torse.

– Repose-toi un peu. On partira dès l’aube.

– Tu sais qu’il nous faut près d’une heure pour nous rendre près de l’arrêt de bus. D’ailleurs, comment on va s’y rendre ? Il passe vers dix heures mais les loups sont aussi au courant, vu que je l’ai dit à cette pétasse. Tu crois qu’ils vont prendre leur apparence ?

– Non pas ceux qui sont dans la forêt

– Comment ça ? S’étonna Red

– Eux, ils ont renoncé à leur côté humain. Disons, ce côté qui fait de nous des mi-hommes, mi loups.

– Comment se fait-il ? S’inquiéta-t-elle subitement

– A cause de leur alpha

– Celui qui a tué ma grand-mère ?

– Oui. Ça varie selon la meute, mais certain alpha sont si puissant et dominateur qui réduise à l’état sauvage l’ensemble de sa meute. Les forçant à oublier ce qu’il était.

– Raison de plus pour le tuer !

– Et qu’est ce que tu fais des autres ?

– Ah ?!

– Oui « Ah ?! », ria-t-il. Même si on l’élimine, on ne peut pas laisser la meute ainsi. Soit elle est sous surveillance par une autre meute beaucoup plus discipliné, soit on les élimine pour éviter qu’il y ai un autre alpha.

– Vous êtes méchant entre vous.

– C’est pour ça qu’on est rare

– J’aurais préféré que tu sois un vampire

– Et briller à la lumière du jour ?

– Non

– Ben voilà, j’aime mes poils.

– Je pourrais t’épiler un de ses jours ?

– Non

Ils restèrent silencieux mais souriant. Red s’allongea et posa sa tête sur les genoux de Christian et s’endormi sachant que son ami-amant sera là pour elle. Quelques heures plus tard, elle fut réveillée.

– Allez Red, réveille-toi. Il est bientôt l’heure

– Quoi ? J’ai à peine dormi, protesta-t-elle encore sous l’effet du sommeil

– Tu dormiras plus longtemps si on venait à mourir. Allez magne toi !

Red s’étira, puis se frotta les yeux. Elle chercha dans sa poitrine son portable, mais ne le trouva nulle part. Elle ne se trouva non plus ses valises. Du coup, impossible pour elle de se changer. Christian commença s’agiter autour d’elle. Red regarda au alentour lorsqu’une idée lui vint à l’esprit.

– Je sais comment partir d’ici ! S’exclama Red

– Ah oui et comment ? S’impatienta Christian

Elle se leva en boitant et se pencha vers un mur, elle tapota quelques coins et une petite porte s’ouvrit. Christian était perplexe.

– Quand j’étais petite et que j’étais puni, c’était ici que je passais pour m’enfuir du coté opposé de l’entrée. Bien sûr, ça nous verra plus de trajet

– Explique

– Si la porte n’est pas condamné, on sort juste là.

Red montra la porte de la chambre. Ce qui veux dire qu’il y avait une porte de l’autre côté de la maison.

– Et il n’y a pas moyen qu’on se rends à l’arrêt de bus, par là ?

– Non. Il y a que la voie ferré

– Hum… trop dangereux. Pas le choix, on sera obligé de contourner la maison pour rejoindre la route.

– Au fait, fit Red en s’imposant devant Christian qui essayait de passer, comment se fait-il que tu puisse te transformer en loup garou sans lune?

Christian ne s’attendait pas à cette question. En réalité, il existait plusieurs possibilités de transformation mais celle qui animait en générale les mâles c’était la violence et plus elle devenait forte, plus la transformation était rapide. Presque sans douleur. Christian évita de répondre clairement, il donna une vague hypothèse :

– Parce que j’ai renoncer à quelque chose. Mais là, faudrait on en discutera plus tard

– Ouais c’est ça, toisa Red en enlevant sa jupe

– Tu fais quoi là ?

– Je ne vais pas pouvoir courir avec une jupe qui me gêne

– T’es sûr que ce n’est pas une excuse pour pouvoir te déshabiller ?

– Non pas du tout.

Elle se mit accroupie.

– Tu me suis ?

– Oui, allons-y

Il ne leur restait que deux heures avant le passage du bus. Ils rampèrent dans un étroit conduit. Christian se sentait à l’étroit, beaucoup trop même, son physique ne l’aidait pas dans ce genre de situation. Son seul réconfort contre la claustrophobie c’était les fesses de Red. Mince comme elle était, ce genre d’endroit en lui posait aucun problème. Il profita librement pour  l’admire, cette forme généreuse avait l’aspect d’une pêche et son sexe d’une tranche de clémentine. Elle s’était épiler de partout, pas un poil n’apparaissait et son sexe se voyait à travers le voilage en tulle de son string rouge. Red savait qu’il la regardait. Par moment, elle s’arrêtait sans prévenir, obligeant ainsi Christian à se cogner contre elle. Non pas que ça le déplaisait mais il avait d’autre priorité et perdant patience, il finit par lui mordre une fesse.

– Aie! Sursauta Red

– Tant pis pour toi, avance! Grogna Christian avant de lui donner furtivement un bisou sur la morsure

Ils arrivèrent enfin dans ce qui s’avèrent être une seconde cave. Il y avait là plein d’objet comme des fauteuils, lampes, chaises, tables et aussi des vêtements. Christian trouva une robe longue et le tendit à Red mais cette dernière se contenta de saisir une longue cape rouge et l’enfila. Il secoua sa tête et lui fit de signe de trouver la sortie. Au bout de quelques minutes, elle le trouva et réussi à l’ouvrir grâce à la force de Christian. Il n’y avait pas de loup de ce côté. Ils sortirent en restant accroupi et chercha une possibilité de s’échappé sans être vue. Devant l’entrée principale, les loups dormaient. Il fallait traverser ce piège. Christian mit Red sur son dos et avança d’un pas feutré sur l’herbe sec.Pas de mouvement brusque, s’ordonna Christian qui avançait périlleusement sur cette mine dangereuse.

– Vous ne restez pas prendre le petit déjeuner ? cria une voix traînante derrière leur dos.

Red se raidit dans le dos de Christian. Les loups se redressèrent d’un même pas et les encerclaient. Ça avait été trop facile, se reprocha Christian qui déposa Red au sol sans qu’elle ne le lâche. Les loups jappèrent et claquèrent leur babine non loin de Red qui ne leur porta nullement attention, ce qui captivait son regard était celui qui animait sa colère. Le meurtrier qui avait volé l’apparence de sa grand -mère.

– Et si on réglait ça à l’amiable ? proposa Christian qui tentait de mettre en retrait Red derrière lui

– Pourquoi faire ? Tu vas obliger une pauvre vieille comme moi à me battre. Non, surtout pas.

– Ta gueule connard et vient te battre, aboya Red

– Calme toi Red ! retient Christian

– Oh, le petit chaperon rouge s’énerve. Brrrr j’ai peur, ironisa l’alpha. Dans le conte ça se termine par la mort du loup avec des pierres dans le ventre, mais ça ne risque pas d’arriver fillette!

– Ah oui ? défia Red. C’est ce qu’on va voir. Tes petits loups ne te protégeront pas éternellement

– Mais le tien non plus. Attrapez-les !

Les loups bondirent sur eux. Red se baissa laissant Christian les rabaisser à coup de poing, puis il se saisi d’elle et se mit à courir.

– Non, il faut le tuer ! hurla Red

– On a pas le temps Red, répliqua vigoureusement Christian, il faut qu’on prenne le bus, il n’y pas le choix !

Red savait qu’il avait raison, mais s’il restait encore en vie d’autres innocents risquaient de mourir. A peine avait-elle relevé la tête qu’elle vit une horde de loup les pourchasser.

– Christian, ils nous pourchassent !!

– Ils sont combien ?

Elle tenta de se redresser et parviens à peine à les voir.

– Je crois qu’ils sont tous là !

– Merde !

Christian couru aussi vite que ses jambes humaines pouvaient le faire. Il devait protéger Red, quoi qu’il arrive. A peine avait-il atteint la moitié du parcours qu’il se sentait déjà essoufflé, il ne tenait plus…

– Christian ! On y est presque ! Regarde !

Comment ?…

Il ne lui restait que quelque mètre à faire mais il était àbout, il suffoquait. Il s’écroula au sol, épuisé. Red l’aidait à se relever, l’encourageant à faire ces derniers mètres. Elle regarda en arrière mais ne vit aucune trace des loups. Avait-il abandonné ? Elle redressa péniblement Christian alors que le bruit d’une voiture s’approcha de l’endroit où ils se trouvaient.

– HEY ! ARRETEZ-VOUS !! Hurla Red en faisant de grand signe de la main.

Le chauffeur du mini bus écrasa brutalement la pédale de frein, propulsant en avant le conducteur. Sa ceinture de sécurité le sauva d’un éventuel dramatique accident.

– Eh bien, qu’est ce qui s’est passé ? demanda-t-il inquiet de les voir ainsi

– Roulez aussi vite que vous le pouvez ! Mais faites vite s’il vous plait!

– D’accord ma p’tite dame

Il démarra aussitôt. Red déposa Christian sur un siège et regarda avec tristesse son dernier refuge puis elle s’asseya auprès de son amant qui s’était écroulé de fatigue, mais il ne lui fallait pas beaucoup pour se remettre d’aplomb.

– Ils arrivent ! Cria Christian. Vite accéléré!

– Quoi ? mais… paniqua le chauffeur

Red regarda par la vitre.

– Mon dieu, il nous traquent! Christian, il cherche à nous attraper! Stressa Red

– Vite! Vite! Pressa Christian qui les regardait courir à côté du bus

Les loups tentèrent de les encercler, le chauffeur appuya sur le l’accélérateur tout en tentant de garder le contrôle son engin qui pourrait d’un moment à un autre basculer dans le ravin à cause de la mauvaise tenu de la route. Les loups cherchèrent à les déstabiliser en se jetant contre le mini bus.

– Mais ils sont fous ces chiens, cria le chauffeur qui chercha tant bien que mal de stabiliser son véhicule

– Il cherche à nous tuer. Répliqua Christian lorsqu’il vit l’alpha. Fais chier !

L’alpha se propulsa contre le véhicule qui, d’un violent coup bascula le véhicule dans le fossé le faisant faire plusieurs tonneaux. Christian eu juste le temps de prendre Red dans ses bras et de la protéger tant bien que mal alors qu’elle hurlait. Le véhicule termina sa chute les quatre roues en l’air. Christian c’était démise l’épaule durant la chute au contraire de Red qui n’était que légèrement secoué. Le chauffeur semblait être intact, sauvé par sa ceinture de sécurité encore une fois. Une forte odeur d’essence leur signale qu’ils leur fallait quitter le bus s’il ne voulait finir brûler.

– Aider moi, supplia le chauffeur qui essaya de se détacher

– J’arrive, ne paniquer pas…

A l’instant où Christian allait lui porter secours, ce dernier fut happé brutalement. On l’entendait hurler puis ils entendirent un craquement. Red hurla. Un objet ou plutôt un poids lourd bondit sur la voiture.

– Vous auriez dû restez. Rien de tout ça ne se serait arriver, démontra l’alpha

Red se sentait coupable mais elle était tout aussi furieuse contre cet alpha. Elle voulait à tout prix le tuer mais elle n’était pas de taille pour lutter. L’alpha se mit à défoncer leur seul protection à coup de griffe, il grogna bruyamment afin d’augmenter leru peur. Christian mit sa main dans l’une de ses poches et en sortit un couteau papillon. Les motif sur la manche était en relief argenté, Red n’avait pas prêter attention à cette arme car elle se disait qu’il s’agissait d’une simple arme de dissuasion pris un objet dans l’une de ses poches. Christian le lui tendit:

– Quand je te le dirais, tu le plante là, dit-il en montrant le cœur. C’est notre faiblesse.

– Mais je croyais qu’il faillait des balles en argent pour vous tuer ?

– Ceci est une lame en argent. Elle ne fait qu’augmenter sa souffrance de la victime mais ça ne nous tue pas complètement. Ce couteau, je ne l’utilise pas car je suis assez fort pour me défendre sans. (Il le mit dans les main de Red avant de prendre son visage entre ses mains et l’embrasser furtivement) Maintenant, il est à toi maintenant.

– Christian…

– Sois prête !

Red n’eut pas le temps de lui dire ce qu’elle pensait et encore moins de lui exposer ses craintes. Non, elle n’aura pas le temps et pour cause, Christian se transforma en loup-garou. Cette douleur… elle détestait voir ça et pourtant c’était dans sa nature et il devait le supporter, elle aussi. Il sortit brutalement de la voiture et bondi sur l’alpha, ils roulèrent au sol. Un combat féroce s’engagea entre ces deux mâles, Red en profita pour s’extraire du véhicule accidenté et se mit en retrait attendant le bon moment pour attaquer elle aussi. Il n’y avait que quelques loups présents pour voir le duel. Ils grognaient ou aboyaient comme pour encourager leur chef. L’alpha avait l’avantage sur Christian qui se défendait comme un beau diable. Les coups de l’alpha était puissant et violente mais Christian ne se laissa parfaire et rendit au centuple ses attaques par des coups de griffe acérées ou des coups de morsure sur les parties qui lui semblait accessible tant que l’Alpha se défendait tout aussi bien. Cette lutte pouvait continuer ainsi indéfiniment. Red compris pourquoi Christian avait du mal avec son précédent alpha et pourquoi il était dans un piteux état. A tout moment, son loup pouvait mourir sous ses yeux. Elle serra entre ses mains le papillon dont la lame n’attendait que l’instant pour pouvoir s’enfoncer dans la chair de sa victime. Elle suivait le combat avec intérêt tout cherchant une ouverture.

Christian était en difficulté. Sa transformation ne l’a pas totalement remis en état. Il sentait la douleur de son épaule et sa fatigue, mais il ne devait en aucun cas baisser les bras, pas tant que Red était encore là. Elle était encore en vie et le regarda. Il donna un violent coup de griffe au visage de l’alpha qui hurla avant de bondit gueule ouverte sur Christian fou de rage. Christian réussi à maintenir avant qu’il n’atteigne sa gorge, mais l’alpha força pour la fermer. Les blessures de Christian l’épuisèrent.

– RED!MAINTENANT !

le signal donné, elle traversa en courant le demi cercle de loup et planta sa lame dans le dos de l’alpha. Les loups n’ont pas réagi, trop perturbé par ce qui venait de se passé sous leur yeux. Elle le poignarda encore et encore, enfonçant la lame toujours plus profondément dans sa masse musculaire alors que Christian lui donna un coup de patte dans l’abdomen, ce qui lui fait perdre l’équilibre et il tomba avec Red qui était toujours accroché à son dos. Elle se retrouva coincée,le poignée du papillon s’enfonça dans son épaule la transperçant même à cause du poids de l’alpha surelle. Malgré la difficulté du l’acharnement de l’alpha qui ne cessait de se débattre contre Christian, elle réussissait à l’extraire de son dos, glissa sa main sous lui afin de pouvoir le lui poignarder la poitrine et enfin atteindre son coeur.

– Ça, c’est pour ma grand-mère !

L’alpha hurla à mort et d’un coup, il griffa profondément le bras de Red qui hurla à son tour.

– JE VAIS TE TUER SALOPE!!! Vociféra l’alpha avant de la mordre

Red sentait son bras la quitter mais elle ne lâchait pas son papillon et l’enfonça encore plus loin avec ses dernières forces, Christian répliqua en se saisissant de la gorge de l’alpha et le propulsa contre un arbre, il sprinta vers l’alpha avant qu’il ne se relève et ouvrit en grand la gueule de ce dernier et le brisa. Red était plié de douleur, son bras gauche lui faisait terriblement mal et au vue de la blessure, elle perdait beaucoup de sang. Christian regarde le corps inerte du loup garou puis se retourna pour rejoindre sa femelle en larme. Les autres loups avaient disparu : leur alpha était mort.

Christian resta sous sa forme animal et malgré ses blessures, il porta Red qui en cessait de saigner sur son dos. Ce fut pénible pour eux tous. Il reprit forme humaine une fois sorti de la forêt. Les habitants qui les avaient vus arrivé vinrent à leur secours. Christian ne voulait pas lâcher Red de peur de la perdre, mais elle semblait presque inconsciente. Ils furent amenés d’urgence à l’hôpital. La belle avait tout perdu à cause de lui. Il s’en voulait, sauf que maintenant, elle était celle pour qui il se sacrifierait.

– Red… Je t’aime.

En entendant ces quelques mots, elle ouvrit faiblement les yeux et lui fit un magnifique sourire avec son visage baigné par le sang.

– Je t’aime mon loup, fait de moi ta louve.

Et c’était ainsi que Red était devenue une louve à part entière.

Fin

 

Samedi (Part 2)

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Red et Christian se trouvait dans le mini bus qui les mèneraient dans la forêt Kersley. Red connaissait le chemin par cœur, elle y venait souvent et surtout elle a vécu une partie de sa vie là-bas car elle elle passait ses vacances chez sa grand mère quand elle était enfant.  Le maire ainsi que ses parents ont plusieurs fois tenté de la convaincre de venir s’installer en ville, mais cette dernière trop attaché à cette vie et à ce confort, refusa l’offre. Le maire finit par laisser sa grand-mère vivre dans la forêt et aménagea une petite route qui la traverse et elle c’était ainsi qu’elle était devenue un patrimoine touristique qu’on ne peut visiter que très rarement, et pour cause, pour s’y rendre il fallait près de cinq heures : une heure de train pour se rendre dans la ville où se situe la forêt, attendre deux heures le seul bus qui la traverse et rouler pendant près d’une heure trente selon la météo, jusqu’au seul arrêt signalant la présence d’une maison. Il permet aussi au livreur ou simple usager de ne pas se perdre en chemin. C’était un repère pour tous. Avant de descendre, Red se renseigna auprès du chauffeur pour connaitre l’heure du prochain passage.

– Il est à quinze heures ma p’tite dame, répondit le chauffeur avec un accent bien marqué. Le prochain aura lieu vers dix heures du matin et ça sera le seul dimanche. Le service reprendra lundi vers huit heures puis midi et seize heures.

Red le remercia et rejoignait Christian qui l’attendait avec les bagages.

– Dix heures du mat demain ? Soupira Christian, en générale je fais ma grasse mat moi.

– Oh t’en fais pas je serais là pour te réveiller, répondit joyeusement Red en traînant sa petite valise rouge.

– J’en doute pas, répondit Christian avec rictus amusé

Red lui fit un clin d’oeil et prit les devant, Christian était derrière elle détaillant sa tenue. En partant, il s’attendait à ce qu’elle s’habille autrement que l’habituel tenue sexy mais visiblement ce n’était pas le cas. Au contraire ses tenues sont de plus beaucoup trop moulant et surtout trop court. La jupe crayon rouge qu’elle portait épousait ses formes et remontait à chacun de ses pas. Il dû prendre sur lui-même pour ne pas égorger tous ceux qui posait leur regard sur elle ou même la siffler comme une prostitué partout où elle passait. Son corset du même coloris avec ses fines dentelles noires n’était autre qu’une lingerie car on voyait parfaitement les portes jarretelles et faut dire, qu’il l’avait déjà vu porter ce vêtement à chaque fois qu’elle voulait le séduire. Son maquillage mettait tout cela en valeur, vraiment Red n’avait peur de rien ni de personne. Tant qu’elle avait Christian, personne n’osera s’approcher d’elle. Enfin, c’était ce qu’elle se disait. Ils marchèrent près d’une heure trente avant d’arriver devant la demeure de la grand-mère. Il faisait déjà presque nuit.

– Attends Red, interpella Christian qui était un peu surpris et inquiet par l’ambiance qui régnait, ta grand-mère vit ici ?

– Oui c’est bien chez elle ! Allez dépêche-toi ! Pressa Red toute excitée de revenir ici.

Vue de l’extérieur, la demeure de la grand-mère de Red ressemblait à une maison tout droit sorti d’un conte de fée. Ce n’était qu’une petite chaumière avec un toit en paille, des murs de pierre et un perron en bois. Il y avait aussi des plantes et de jolies fleurs qui encadra l’entrée. Christian se demanda même s’il n’était pas en train de rêver. Red qui avait presque couru, frappa à la porte. Ils entendirent une petite voix traînante, puis un cliquetis de verrou et Christian pu apercevoir le visage ridé d’une vieille femme à la longue chevelure argenté.

– Oooohhhh !! Mais c’est ma petite princesse !

– Oui mamie ! C’est moi !

Red se jeta littéralement dans ses bras. Elle était vraiment heureuse d’être là et ça se ressentait. Christian se sentit rassuré par cette étreinte familiale. Il laissa les deux femmes discuter et regarda brièvement les alentours. La forêt était si dense, si profonde qu’il avait eu l’espace d’un instant, la sensation d’être de retour chez lui. Mais il n’avait plus de chez lui. Au moment où il détourna la tête, il entendit un bruit. Il tourna vivement la tête  mais il ne vit rien ; il huma l’air et eu l’impression de ne pas être seul. Qu’il y avait d’autres « lui ». Je dois délirer, se dit-il avant d’être rappelé à l’ordre par Red.

– Christian ? Qu’est-ce qu’il y a ?

– Dis-moi Red, est ce qu’il y a des animaux dans cette forêt?

– Des animaux?

– Oui, comme des chiens errants ou des lapins ou encore… des loups.

– Humm… Non, pas que je sache. Surement des lapins et des oiseaux voire des écureuils mais des loups ou chiens, non. Grand-mère n’a qu’un chat, Mistygresse. Pourquoi ?

– Non, rien. Je me fais des idées. Répondit-il calmement avant de regarder Red. Alors heureuse ?

– Oh oui, si tu savais,répondit-elle en souriant

– Je le sais. Je le sens

Red rougit.

– Et toi, comment te sens ? Demanda-t-elle soucieuse

– Je vais bien.

– T’es sûr ? Tu n’aurais pas dû venir…

– Non, ça ne me dérange pas d’être là. C’est plutôt toi que ça dérange

– Non ça ne me dérange pas non plus que tu sois là, au contraire. J’espère qu’on dormira ensemble.

– Tu penses qu’elle va nous séparer ?

– On ne sait jamais, ria-t-elle. Allez, viens, on entre.

– Ok je te suis.

Christian entra dans la maison, non sans y avoir jeté un dernier coup d’œil à la forêt qui avait pris des allures inquiétantes. l’intérieur de la maisonnette était chaleureux. Tout était vieux , figés pas le temps. Il n’y avait que très peu de chose moderne comme le téléphone qui se trouvait proche de l’entrée ou le poste de télévision qui fonctionnait faiblement mais l’image était saturé avec de la neige et les couleurs étaient pâle. Tout cela ne semblait pas avoir dépassé les années soixante ou soixante-dix. Une musique d’une radio émanait doucement de la cuisine. Oui, cette maison était tout ce qu’il y a de très ancien et de bien conservé. Le parfum qui enveloppait la pièce était épicée et reposant. Christian se sentait engourdi, il chercha  à savoir d’où provenait cette odeur. Il y avait plein de bâtonnet d’encens posé un peu partout dans la maison. La grand-mère les installa dans la chambre de Red. Ils déposèrent leur affaire avant de descendre dîner. Christian se sentait étrange mais ne fait pas la remarque à Red.  Elle était habitué à cette ambiance mais pas lui, il se sentait quelque peu mal à l’aise. Est-ce dû au voyage? Possible, se dit-il en descendant les quelques marches avant t’atteindre le salon où la table était dresser. Ses sens semblait lui donner une alerte mais ils sont censés être en sécurité ici, non ? Cette sensation le quitta plus et  ils e sentait planer, il avait même eu l’impression d’avoir vu des traits familiers mais quoi ? Il n’en savait rien, son esprit semble s’embrouiller. Cette odeur d’encens… Merde, je délire là ! Se convainc-t-il en secoue la tête. L’ambiance devenait malsaine si ce n’était stressante pour lui qu’il décida après le repas de laisser les femmes entre elles et qu’il devait aller se reposer. Red, quant à elle, resta là à discuter avec sa grand mère. Elle lui raconta les mésaventures qui lui étaient arrivé ces derniers jours. La grand-mère ne semblait pas être étonnée par ce qu’elle lui racontait, ni même inquiétée pour sa petite fille « chérie ».

En se rendant dans sa chambre, Christian était interpellé par une odeur particulière, il la connaissait que trop bien. Laissant son instinct le guider, il marcha en direction de la cuisine puis arriva devant une porte. L’odeur était beaucoup plus forte, limite nauséeuse. Il l’ouvrit et ce fut une très forte odeur de fer qui le frappa au visage, il couvrir son nez avec son avant bras avant de le baisser. Il faisait noir à l’intérieur et il n’y avait pas moyen d’avoir de la lumière. Ça doit être la cave, pensa-t-il. Cependant, un filet de bave lui coula dans le coin de la commissure, son cœur battait la chamade, ses veines pulsait contre sa tempe, sa respiration se faisait haletante et ses pupilles se dilatèrent. Il n’était qu’à l’entrée et déjà son corps en devenait fou Mais dans quoi me suis embarqué ? Se demanda Christian. Il descendit doucement les quelques marches présentes en s’aidant de son portable pour éclairer ses pas et se qu’il vit mis tous ses sens en alerte.

– Red…

Il remonta à toute allure hors de la cave pour rejoindre Red, car le danger semblait être plus près qu’il n’aurait cru.

Pendant ce temps, Red continuait à discuter avec sa grand-mère. Elle était heureuse d’être avec elle et à lui parler. Sa grand-mère était d’une grande écoute et parfois de grande aide. Red pouvait lui faire confiance.

– Grand-mère, je suis si contente d’être là, répéta-t-elle depuis son arrivée

– Moi aussi ma petite Red, je suis contente que tu sois ici avec ton ami.

Red rougit et baissa la tête. Elle aurait tellement voulu que Christian soit plus qu’un ami mais elle sait que cela lui était impossible. Son regard tomba sur les mains de sa grand-mère, elle pencha la tête sur le côté pour mieux les regarder.

– Dis grand-mère, je ne me rappelle pas que tu avais de si grand doigt

– Oh, c’est pour mieux de serrer dans mes bras mon enfant

Elle leva la tête et commença à la détailler. Red n’avait pas fait attention à ces détails car pour elle tout semblait être normal et la joie d’être de retour à la maison avait pris le dessus, mais maintenant à bien y regarder…. En plus des mains de ses mains, elle remarqua que ses yeux avait quelque peu changé. La couleur noisette qui faisait la fierté de la famille devinrent tout à coup gris et au lieu d’avoir le regard pétillant et doux, il était dilaté comme surexcité par quelque chose, rendant ce dernier beaucoup plus inquiétant.

– Dis grand-mère, tes yeux m’ont l’air d’être un peu plus ouvert. Tu ne portes plus tes lunettes de vue ?

– Oh non, je te vois beaucoup mieux ainsi mon enfant

Dans sa plus tendre enfance, sa grand-mère lui disait que de génération en génération, tous les enfants Wood avaient de petites oreilles. Red n’échappa pas à la règle. Ses oreilles s »étaient si fines et si petites que parfois, elle a du mal à porter certaines boucles d’oreilles. De ce fait, elle les cachait derrière ses cheveux ou un bandeau.

– Dis grand-mère, tu as été piqué par un insecte dernièrement ? Tes oreilles ont gonflés…

– Oh, ce n’est rien. Je t’entends mieux ainsi mon enfant

Red n’était pas trop satisfaite par ses réponses. Sa grand-mère ne cessa pas de lui caresser la main, alors que d’habitude elle ne le faisait pas aussi longtemps. Elle préférait l’écouter pendant qu’elle tricote  que de la regarder à caresser. Red tenta de se convaincre que c’était sa manière à elle de la réconforter de tous ces drames. Elle remarqua alors le sourire de sa grand-mère. Les femmes de sa famille ont des lèvres fines et un sourire délicat et éclatant. Red était une beauté à l’état pure car elle mettait souvent en valeur ce détail, mais dans le cas présent, celui de sa grand-mère avait l’air monstrueux. Il était horrible, extrêmement malsain. Red retira brutalement sa main des siennes.

– Dis grand-mère, tu devrais aller te reposer. Est-ce que tu as pris tes médicaments ? Ton sourire me fait… peur

– Oh, ne t’en fais pas pour ça. Bientôt, tu n’auras plus du tout peur

– RED ! ELOIGNE TOI D’ELLE ! C’EST UN LOUP !

A peine avait elle entendu la mis en garde Christian, qu’elle fit un bond hors de son siège, c’était à ce moment précis que sa grand-mère sauta sur elle, mais Red chuta lourdement au sol. Christian couru à sa rescousse, tandis que la vieille se releva quelque peu assommé par le choc.

– Vite Red, relève-toi ! Il faut fuir

Red était en larme, elle s’était foulée la cheville dans sa chute.

– Christian , mais qu’est ce qui se passe ? suffoqua-t-elle entre larme et douleur

– Des loups. Il y a des loups ici

– Quoi!

– Je savais que je n’étais pas fou en arrivant. Cette odeur. Cet encens. Ils ont masqué leur odeur et celle du sang pour nous attirer ici !

– Mais c’est chez ma grand-mère ! Comment…

– Red, ta grand-mère est morte il y a bien longtemps de cela.

Red regarda Christian stupéfaite. Il était sérieux. Attristé mais sérieux. Les larmes redoublèrent mais elle ne cria pas. Son cœur hurlait sa peine. Comment ont-il osé faire sa à une femme aussi gentille qu’elle ? Un bruit assourdissant les font sortir de leur réflexion.

– Vite, il faut qu’on se tire d’ici, pressa Christian en ouvrant la porte d’entrée. Oh putain !

Malheureusement, la maison était déjà encerclée par des loups. Ils devaient être une bonne dizaine. Une dizaine de paires d’yeux braqués sur eux. Leur prochaine victime.

– Recule Red…

– Christian, on ne tiendra pas. La forêt est immense…

– Tu ne l’a connais pas ?

– Pas la nuit.

Des hurlements venant du salon se rapprochèrent dangereusement d’eux, alors que leur seul issue était barré par des loups enragés et affamés.

– Vous irez nulle part, menaça le loup-garou qui avait pris sa forme originale. Vous allez rester pour le dîner.

– CREVE CONNARD !!!! Hurla Red folle de rage

– NON RED!

Elle ne l’écoutait plus, elle avait pris un parapluie et courait déjà vers le loup enragé. Ce dernier ria face à la stupidité de Red mais ne remarqua pas la pointe qui s’enfonça dans son torse . Il hurla de douleur et propulsa la jeune femme contre l’énorme buffet dont les vitres explosa sous l’impact. Christian hurla et bondit sur le loup garou, il lui donna un puissant coup de poing dans la gueule et enfonça plus fort le parapluie rester coincé. Le loup garou, se défendit en donnant un puissant coup de griffe sur le bras de Christian qui cria de douleur. La blessure était profonde. Les autres loups entrèrent dans la maison en trombe, Christian roula sur le côté et alla récupérer une Red inconsciente. Allez dans la forêt lui était impossible, il sont pris au piège! Il prit la direction d’une des chambres poursuivit par des loups affamés. Il la déposa au sol avant s’y enfermer en bloquant la porte avec tout ce qu’il trouvait de lourd, après avoir fait valser à coups de pied les plus rapide d’entre eux. Une fois le danger maîtriser, il récupéra Red afin de l’allongea sur le lit. Les loups cognèrent violemment ou griffèrent la porte, ils cherchèrent à y pénétrer mais cette porte résistera pour combien de temps ? Ce qui était important pour l’heure, c’était Red. Il fallait qu’elle se réveille. Il ne voulait pas qu’elle meurt.

– Red, réveille-toi…

Il la prit dans ses bras et la caressa en enlevant délicatement les éclats de verres qui se sont incrustés dans ses cheveux et dans sa peau. Les loups aboyaient, hurlaient. Ils avaient siégé ici et eux se trouvait sur leur territoire.

Red avait vu juste, la petite fille dans son rêve ce n’était pas elle mais sa grand-mère.

Samedi (Part 1)

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Red ne se sentait pas bien. Le corps de sa patronne avait été retrouvé à l’arrière boutique le vendredi matin, il était complètement déchiqueté. Elle était méconnaissable. Toutes les filles étaient en crise de larmes et une cellule de crise a été ouverte ainsi qu’une enquête. Red tremblait malgré le fait qu’elle savait qui était le coupable ainsi que le sort qu’il lui était arriver. Selon la description des policier, la mort de Julia était une vraie barbarie : son visage était défiguré, son crane complètement défoncé, on pouvait voir sa cervelle qui avait -semblait-il- été mangé, son oeil gauche pendait hors de son orbite, ses quelques doigts restants étaient courbé comme si elle avait essayé de se défendre contre son agresseur, son corps était désarticulé vu que son meurtrier l’avait castré dans un carton et tout ce sang sur les murs et le sol… Comment Red n’avait-elle pas vu cette flaque rouge lorsqu’elle était venue dans la boutique ce soir là? Julia avait souffert à cause d’elle. Red s’en voulait de ce qu’il lui était arrivé… Pourtant, Christian la rassura à maintes reprises que ce n’était pas la sienne. Et ce rêve… Que lui présageait-il? Une autre personne allait mourir?Mais qui? Tant de question sans réponses. Elle sorti de chez elle en trombe car l’air devenait suffocante, ses pas la conduisit dans un parc qui avait été aménager récemment. Il y avait un air de jeu pour les enfants, un parcours de santé pour les sportifs et des bancs ainsi qu’un magnifique jardin qui avait en son centre un petit lac protéger par des grilles et peuplé par des canard ou d’autres espèces animaliers. Mais Red n’était pas là pour ça, elle alla s’isoler dans un coin et  fini par craquer : elle s’effondra en larme. Elle était perdue , désorientée, seule mais surtout, elle avait peur de ce qui pourrait lui arriver ou arriver aux autres. Pourquoi moi?cria-t-elle au plus profond de son être.  Soudain, des bras immenses l’encerclèrent pour la protéger tel un cocon, elle se laissa aller contre eux.

– Red, tu ne devrais pas t’en faire… oublie…

– Oublié ? Je ne pourrais pas…. Ma patronne est morte à cause de moi, je …

– Non ne dis pas ça ! Elle n’était qu’un simple dommage collatéral

– Un simple dommage collatéral ? S’emporta Red en s’éloignant de Christian vigoureusement. C’était ma patronne, une humaine qui n’a rien demandé à qui se soit, qui avait une famille, un mari qui devait l’attendre avec inquiétude et toi tu penses que c’était normal tout ce qui lui est arrivé!

Christian soupira et passa nerveusement une main dans ses cheveux noir- grisés. Il se sentait mal à l’aise après ce qu’il venait de dire.

– Je n’ai pas dit que c’était normal, juste que… tenta-t-il de se justifier avant de s’arrêter puis de reprends après un bref soupir. Non rien… Je suis désolé. Pardonne-moi Red…. Je n’ai pas l’habitude de ce genre de cas.

– Moi non plus Christian, dit-elle d’une voix tremblante. Moi non plus…

Red retourna dans ses bras et pleura de nouveau. Christian ne disait pas un mot car il ne savait pas quoi faire. Dans la meute, quand une femelle était triste, ce n’était pas au mâle de la consoler. Elle se consolait entre elles car les mâles avaient autre chose à faire comme la chasse ou les combats. C’était une première pour lui, il n’avait jamais tenue une femme dans ses bras aussi longtemps, pour tout dire : c’était la première fois qu’il en tenait une. Les occasions étaient rares pour lui et tout ce qu’il importait c’était le sexe, mais elle c’était différent. Red était sa première « femelle » et lui, il ne lui dirais jamais car il tenait à sa sécurité. Quelques minutes plus tard, Red se calma et resta blottit contre lui sans bouger.

– Tu crois que je suis un danger pour tous ? Pour toute la ville, je veux dire? Se demanda-t-elle

– Non tu ne l’es pas Red, affirma Christian, c’est plutôt moi le danger ici. Je devrais la quitter et m’installer ailleurs, là où je suis sûr qu’aucun loup ne me retrouverait.

– NON, JE REFUSE ! Riposta fermement Red en le fixant d’un regard furieux. Non, ne me quitte pas, tu m’avais promis de ne pas partir ! Alors reste !

– Red, tu as vu ce qui se passe ? Si je reste ici ça risque de s’aggraver

– Alors je pars avec toi

– Non, tu as ta vie ici, je ne veux pas t’en privé

– Tu me la prive déjà si tu venais à partir…

– Red….

– C’est à prendre ou à laisser. Soit tu restes, soit je t’accompagne. Il n’y a pas à décider, le choix t’appartient maintenant

Christian soupira désespéré par le comportement irréfléchi et enfantin de Red. Il ne fait qu’assurer sa survie et sa protection, mais elle…

– Je vais y réfléchir…

– Et tu as intérêt à bien y réfléchir, sinon, moi aussi je vais te dévorer !

Elle fit une grimace, dévoilant ses dents blanches et parfaitement alignées. Christian n’a pas su résister et en fit de même avant qu’ils n’en rigolent. Elle était magnifique sans artifice. Ses lèvres sont d’une finesse incroyable, aussi fine et rosée qu’il jurait qu’il s’agissait d’une pétale de rose. Christian se demanda pourquoi cachait-elle autant de beauté.

– Christian ? Interpella Red le sortant de sa contemplation alors qu’elle se blottissait un peu plus dans ses bras

– Hum ?

– J’ai fait un rêve

– Un rêve ? Répéta-t-il en s’inquiétant de ce qu’elle va dire

– Oui… J’ai rêvé d’une petite fille qui était comme moi, mais ce n’était pas moi, rassura-t-elle Christian en le sentant se raidir. Je sais à quoi je ressemblais quand j’étais petite. Juste qu’elle était habillé comme moi.

– A son âge ?! Ironisa-t-il en arquant les sourcils

– Non pas comme ça ! répliqua t-elle en lui donnant une légère tape sur le flanc lui arrachant un petit « Aie ». Elle portait une cape rouge et une jolie petite robe de la même couleur ainsi qu’un tablier blanc à dentelle. Elle était très mignonne.

– Et ?

– Elle jouait avec quelqu’un d’un peu plus grand qu’elle et tu sais ce qu’elle chantait ?

Christian secoua la tête.

– Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas. Si le loup y était, il nous mangera ; si le loup n’y est pas, il nous mangera pas. Loup, où es-tu ? Que fais-tu ? M’entends-tu ?

Christian écouta Red fredonner cette chanson, il avait l’impression de la connaitre.

– Et la personne lui répondait quoi ?

– Oh, pas grand-chose genre. Mais ce qui était le plus étonnant dans cette histoire c’est qu’elle n’avait pas peur de lui. Elle le connaissait bien car elle riait. Elle semblait heureuse.

– Tu sais que c’est de la pédophilie ce que tu me raconte? Ironisa Christian en souriant. Sinon, tu sais à quoi ressemblait le pédophile?

Red lui redonna un coup au même endroit, cette fois, il grimaça.

– Non, je n’ai pas vu. Je n’arrivais pas voir son visage mais je sais une chose : ses cheveux cachaient assez son visage, ils étaient aussi noir que les plumes d’un corbeau et il avait un sourire effrayant. C’était à se demander comment la jeune fille pouvait jouer avec lui.

– Et tu avais une idée de la tranche d’âge de la fille?

– Elle devait avoir dans les sept-dix ans. Pas plus en tout cas. Pourquoi?

– Comme ça… et ensuite?

– Comment ça ?

– Ça se termine comment ?

– Euh… fit-elle en faisant mine de réfléchir puis répondit : Je m’en rappelle plus.

– Tu t’en rappelle plus ?

– Ouais, dit-elle en se redressant avant de croiser les bras devant elle. C’est bizarre, pourtant j’étais sûr que c’était une fin triste.

– En quoi ça t’as semblé bizarre ?

– Eh bien, elle était heureuse de jouer avec cette personne et subitement, j’avais l’impression qu’elle était  triste. Mais, je me rappelle plus pourquoi.

Encore un rêve prémonitoire, se dit Christian qui était de plus en plus inquiet pour Red. Il se leva et commença à faire les cent pas. Red le regarda, elle se demanda à quoi il devait penser. Elle aussi était inquiète mais pas pour les même raisons.

– Tu crois que cette petite fille est en danger ? Tu crois que je suis folle ?

– Non tu n’es pas folle, le rassura-t-il en s’arrêtant devant elle. Juste que… ça fait deux fois que tu fais des rêves étranges et l’un d’eux s’est réalisé. Je me demande si tu n’aurais pas un don.

– Un don ? Tu crois que j’en ai un ?

– Possible…

– Si j’en avais un, il y aurait longtemps que je l’aurais déjà découvert non ?

– Pas forcément. Tu avais déjà fait ce genre de rêve auparavant ?

– Hum… non pas que je sache

– Voilà, tu as ta réponse. Tes rêves ont fait leur apparition depuis qu’on se fréquente. Tu as surement quelque chose en lien avec… enfin… je ne veux pas non plus m’avancer sur cette histoire mais une chose est sûre, c’est que si cette petite fille existe en vrai, il faudrait à tout prix la retrouver et la sauver d’un éventuel danger. Tu as une idée de l’endroit où elle était ? Où même de son visage?

Red réfléchissait à toutes ces question mais aucune image, aucun souvenir de se rêve ne lui revenait à l’esprit. Elle secoua la tête en signe négation, déçue de ne pas pouvoir faire plus. Christian soupira.

– Eh bien, on est mal barré

– Ce n’était qu’un rêve Christian. C’est surement rien. Dédramatisa Red.

Christian n’était pas de cet avis. Il s’avança près du lac qui se trouvait en face d’eux, son regard alla de l’autre côté du parc. Vers l’entrée, il y avait foule car comme tout les weekend, c’était le grand marché. Tous venait des alentour pour acheter des produit à très bon prix défiant toutes concurrences. On pouvait trouver de tout : produits locaux ou accessoires quelconques pour la maison, soins et beautés du corps, des fausses marques etc… . Christian mis ses mains dans les poches de son jean usé et réfléchi à toutes sortes de théorie possibles. Il avait une légère idée des raisons du pourquoi Red faisait des rêves plus ou moins prémonitoire.

L’ancien de la meute racontait cette histoire au plus jeune, il s’en souvenait car il aimait beaucoup l’entendre malgré sa triste fin. Elle disait qu’il y avait très longtemps une femme-dont il avait oublié le nom- possédait un loup comme animal de compagnie. Dans son village, tous la prenait pour une sorcière car elle prédisait le mauvais augure. Tous la rejetait excepté son animal. Un soir, elle rêvait d’un homme qui lui parlait mais le lendemain, à sa grande tristesse, elle ne trouva personne hormis son loup qui la regardait du pied du lit. Les soirs suivants, elle recommença son rêve voyant toujours ce même homme. Elle prit l’habitude de discuter avec lui, à tel point qu’elle ne fit plus de prédiction car elle ne se réveilla plus. En effet, la femme était morte dans son sommeil, tuée par les villageois. Le cas de Red n’était pas si différent de cette femme sauf qu’il était opposé, lui était bien réelle et Red faisait des rêves de mauvais présage et qui plus est avec des loups. Et si jamais, elle venait à mourir dans son rêve, qu’adviendra-t-il de la réalité? Il n’avait jamais su de ce qu’était devenu le loup de cette histoire ni de l’homme. Il serra les poings contrarié de ne pas pouvoir comprendre ni savoir quoi faire pour assurer l’avenir de Red, son corps se crispa et son cœur se serra de désespoir.

– Christian ? Est-ce que ça va ?

Il sursauta et se retourna.

– Oui ça va. Je réfléchissais

– A quoi ? A mon rêve ?

– Non à autre chose… dis-moi, tu comptes allez chez ta grand-mère aujourd’hui ?

– Ah oui ! J’ai oublié de la prévenir que je ne viendrais pas

– Comment ça ?

– Avec tout ce qui s’est passé, je ne voudrais pas la déranger et surtout je ne me sens pas trop bien

– Tu devrais y aller

– Pourquoi ?

– Ça te changera les idées

– Mais…

– Non vas-y, dit-il en secouant la tête. Quitte à passer plus de temps chez elle, mais vas-y. ça te fera des vacances.

– Tu crois ? Murmura-t-elle

– Ouais, et si tu veux, je t’accompagnerais pour m’assurer que tu te reposes bien.

– C’est vrai !!!!!???

– Oui c’est vrai, ria-t-il en lui ébouriffant les cheveux.

– OUIIIIIIIIIIIIII !!!!! Sautilla Red heureuse de passer un long weekend avec Christian dans une maison de campagne à l’abri de tous les regards.

Elle prit sa main  et l’entraîna jusqu’à son appartement, une fois à l’intérieur, elle composa le numéro de sa grand-mère. Cette dernière finit par décrocher au bout de la cinquième sonnerie.

– Allô? Grand-mère ?

– Oh, ma chérie comment vas-tu ? répondit une faible voix fatiguée

– Pas trop bien

– Qu’est ce qui ne va pas ?

– Rien de bien important, je vais t’en parler plus tard. Euh… C’est possible que je passe le weekend avec toi voir plus ?

– Mais bien sûr ! miaula la grand-mère. Tu peux rester autant de temps que tu veux

– D’accord, et euh… est-ce que je peux emmener un ami avec moi ?

– Un ami ? S’étonna la vieille personne

– Oui un ami, enfin, si ça te dérange, je …

– Non, non tu peux venir avec lui. Au contraire, plus on est de fous, plus on rit. C’est ce qu’on dit non ?

– Oui, grand-mère, affirma Red en riant. Alors c’est d’accord. On arrivera dans l’après-midi si ce n’est pas dans la soirée, j’espère que tu as préparé de bon gâteau.

– Ne t’inquiète pas, ils n’attendent que toi.

– Merci, grand-mère. Je t’aime.

– Moi aussi, je t’aime.

– Bye

– Bye

Red raccrocha et se tourna vers Christian sourire aux lèvres. Il lui tournait le dos car il s’était mis près de la fenêtre à regarder la foule s’agiter en bas. Du moins c’était l’illusion qu’il donnait car il continuait à réfléchir sans trouver la moindres réponses ou solutions plausibles. Elle s’approcha de lui telle une chasseresse vers sa proie puis lui sauta dessus.

– Red !

Elle riait puis elle lui claqua un bisou sur la joue.

– Ma grand-mère est d’accord pour qu’on vienne passer le weekend avec elle. Du coup, si on ne veut pas arriver trop tard, on ferait mieux de partir tout de suite.

– Elle habite si loin que ça ?

– Oh oui. Elle habite en pleine forêt

– En pleine forêt ? S’étonna Christian. Comment est ce possible ?

– C’est une très longue histoire. Je te la raconterais quand on sera dans le bus.

– Tu n’as toujours pas récupérer twister ? Soupira-t-il

– Eh non… soupira-t-elle aussi

– Bon, vu qu’on n’a pas trop le choix allons-y

– OUIIIIIIIII !!!!!!!!

Red lui fit un second baiser et descendit de son dos pour préparer sa valise, celui de Christian l’attendait déjà à l’entrée de l’appartement. Le weekend risque d’être long, pensa Christian avec le sourire