Day 25

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– Comme il est beau mon neveu!!

– Il est moche tu veux dire.

– Dis pas de connerie ! Il est comme son père… moche ! AIE !

– Vous n’avez pas fini de vous foutre de la gueule de mon petit ?

– En tout cas, félicitation à vous deux! Vous avez bien travaillé.

– Je crois que c’est la mère seulement qu’il faut féliciter.

– En plus, il ne ressemble pas au papa. T’es sur que t’es le père ?

– Vos gueule !

 

 

24h plus tôt…

 

 

Stephen

 

– Bon, on a tout : sac, cadeaux, biper…

– Biper ? Qu’est-ce que tu vas faire avec un biper Stephen ?

– En cas de besoin.

– Et c’est quoi ce besoin ?

– Réflexe de bureau, se rattrapa-t-il.

 

Il déposa son appareil dans le tiroir de la cuisine et se tourna vers sa femme. Elle était resplendissante dans sa robe satinée noire et or. Son maquillage était  léger et brillant. Tout était mis en valeur même son ventre.

 

– T’es magnifique Emma, complimenta-t-il en la prenant dans ses bras.

– Merci mon cœur. Toi aussi tu es beau comme un dieu.

– Tu ne trouves pas que j’ai grossi ?

– C’est moi qui devrais dire ça.

– On va dire que j’ai pris tes kilos.

– Ouais c’est ça, grogna-t-elle en lui donnant une tape sur l’épaule.

 

Soudain, une terrible sensation la saisi au ventre. Elle se plia sous l’effet de la douleur.

 

– Emma !!

– Je …

– Ne dis pas que tu vas bien! Réprima sévèrement Stephen. T’es entrain de te tordre de douleur !! Merde !

– Non, ça va aller…

 

N’écoutant rien de ce qu’elle disait, Stephen sorti son portable et appela les urgences. Après une explication rapide de la situation, il souleva sa femme en pleure et l’emporta dans la voiture.

 

 

Eric

 

– Chérie, arrête de t’angoisser. Ils ne vont pas tarder à arriver et il n’est que vingt heure.

– Oui je sais, mais je ne peux m’empêcher de paniquer.

– Mon cœur, il ne faut pas ! Ils vont adorer tout ce que tu auras fait pour eux, rassura Éric en prenant Ashley dans ses bras

– J’espère que tu dis vrai.

– Je dis toujours la vérité.

 

Il étouffa les derniers mécontentements de sa femme avec un baiser tendre. Ashley l’enlaça approfondissant cet instant intime mais leur bonheur fut interrompu par la sonnerie d’un téléphone.

 

– Merde, au meilleur moment.

– Non à point nommé. Je file en cuisine !

 

Il donna une tape sur les fesses de sa femme qui se mit à glousser avant qu’elle s’en aille en se trémoussant puis, il répondit.

 

– Allô ?

– Putain t’en met du temps pour répondre !

– Bonsoir, comment vas-tu ? Oh, je vais bien et toi ? Ouais, ça va, ça va. Ironisa Éric

– Non, ça va pas ! Paniqua Stephen à l’autre bout du fil.

– Qu’est ce qui t’arrive ? T’as l’air bizarre.

– C’est Emma! Je l’emmène à l’hôpital.

– Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? C’est le bébé ?

– Oui, elle va accoucher. C’est beaucoup trop tôt !

– Merde ! T’es où ?

– A l’hôpital St Jon’s, on est dans le service pédiatrie. A l’étage des accouchements.

– Ok, on arrive.

 

A peine prononcé ces quelques mots, il avait raccroché et accouru à la cuisine. Ashley venait de sortir des petits fours.

 

– Ashley, il faut qu’on y aille.

– Qu’est-ce qui se passe ? surprise par le ton d’Éric.

– C’est Emma, elle est en train d’accoucher.

– QUOI ? Oh mon dieu. Et Stephen ?

– Il est en panique en ce moment. Il faut qu’on aille les rejoindre.

– Pas de soucis. Le repas, peux attendre.

 

Ashley éteignit le four. Elle avait passé sa journée à tout préparer, il ne restait plus qu’à réchauffer le moment venu. Elle prit son sac à main et rejoignit Éric en courant. Tant pis pour la fête, l’un des leur avait un problème.

 

 

Ethan

 

 

– Ethan…

– Oui, c’est moi…

– On va être en retard…

– Mais non, on a encore le temps… On est qu’au réveillon de Noël.

– Justement…. On nous a invités pour le réveillon. Oh mon dieu…

 

Ethan cessa de répondre car il titilla avec sa langue le gland de son partenaire qui se tortillait sous ces assauts érotiques. Luk s’agrippa tant bien que mal aux draps de son lit ne voulant pas froisser davantage ses vêtements. Quelques minutes plus tôt, Ethan était arrivé telle une furie chez Luk désirant s’offrir un peu de luxure avant de rejoindre le reste de la famille dans la soirée.

 

– Ethan, gémissait Luk en bougeant sa tête dans tous les sens. Bon dieu, Ethan je ne vais pas tenir.

– Mais si, tu vas tenir, je ne fais que commencer.

– Nooon…. Ouiiiii….

 

Ethan venait d’engloutir le sexe de Luk. Il aspirait dans un bruit de succion interminable, faisant des va-et-vient d’une lenteur exagérément longue, salivant au maximum sur l’objet de ses désirs torturant son bien aimé. Luk bougea inconsciemment son bassin cherchant plus de plaisir, il posa ses mains sur la tête d’Ethan donnant un léger appuie. La langue de celui-ci avait un effet qu’il ne saurait expliquer. Il gémissait comme il ne l’avait fait auparavant, même quand il se masturbait en solitaire en pensant à Ethan, il n’avait jamais imaginé que ça serais aussi bon qu’avec l’original.

 

– Ethan… Ethan… Prends-moi.

 

A cet instant, le portable de son petit ami sonna.

 

– C’est rien, dit-il avec désinvolture.

 

Le portable cessa un court instant puis sonna de nouveau. Ethan foudroya son mobile, le maudissant de le gêner à un moment pareil.  Lorsqu’il sonna pour la troisième fois, il quitta à contre cœur son petit ami pour répondre furieusement.

 

– Quoi ?

– Réponds quand on t’appel ! reprocha Éric à l’autre bout du fil.

– Quoi ? Répéta-t-il sur le même ton.

– Sale gosse ! Emma est à l’hôpital. Elle va accoucher.

– Déjà ? Je pensais que c’était le mois prochain.

– Nous aussi mais visiblement les complications de ces derniers jours on fait qu’elle a accumulé trop de stresse majeur et autre broutille. Du coup, le petit arrive maintenant.

– Vous êtes où ?

– A l’hôpital où j’étais, mais du côté de la pédiatrie.

– Ok, on arrive.

– T’es avec Luk ? C’est officiel ?

– Ouais et tu m’as empêché de le baiser !

– HEY ! cria Luk

 

En réponse, Ethan lui tira la langue.

 

– Ok, je suis content pour vous mais venez rapidement.

Il raccrocha et retourna vers  Luk qui bandait toujours.  Il se pencha et passa un coup de langue dessus ; Luk frissonna de plaisir. Ethan esquissa un sourire en remettant le sexe de son partenaire dans son boxer et refermer son pantalon.

 

– Ma belle-sœur va accoucher et du coup, on doit y aller, expliqua-t-il en caressant la bosse avant de l’embrasser.

– Alors allons-y sinon, on ne va pas aller bien loin à ce rythme.

– T’as raison. Je vais appeler Dan en chemin.

– Ok, je conduis.

 

 

Dan

 

 

 

– Tu me trouves comment ?

– Magnifique, répondit Christian en faisant le nœud de cravate de Dan. Sublime si tu préfères.

– C’est toi qui es sublime.

 

Il l’embrassa. Christian ronronnait contre ses lèvres. Après les fêtes, Dan entrerai dans un centre de désintoxication, le meilleur de la ville. Il y aura les meilleurs médecins et le confort qu’il faudra pour une célébrité comme lui. Christian était fier de lui. Ils restèrent sans se dire un mot, seul leur respiration indiquait leur présence. Main contre joue, bras sur les hanches, front et nez collé l’un à l’autre, tel était leur position de confort. Ce moment de tendresse fut interrompu par la sonnerie de nombreux téléphones. D’abord surpris, ils se précipitèrent sur leur mobile personnel.

 

– Yo !

– Ethan ? Qu’est-ce que tu me veux ?

– T’annoncer que notre belle-sœur adorée est sur le point d’avoir son bébé.

– Quoi ?!

– Ramène ton cul à l’hôpital St Jon’s illico presto !

– Ok, j’arrive.

 

Il raccrocha, lorsqu’il se retourna vers Christian, il le vit blanc comme un linge. Dan s’approcha de son tendre et l’obligea à le regarder.

 

– Mon cœur, ça va aller. Elle va bien. On va les rejoindre.

– Je… Je… Bégaya-t-il d’une voix cassée.

– Ne t’en fais pas.

 

Dan embrassa le front de Christian puis le conduisit  hors de l’appartement pour rejoindre les autres à la maternité.

 

 

Plus tard…

 

Ils étaient tous inquiet pour Emma. Ses douleurs ne cessaient d’empirer. Ce n’était pas des contractions. Selon le médecin de garde, le travail n’avait pas réellement commencé. Tous se trouvaient dans la chambre de la future mère qui s’inquiétait plus de l’avenir de son enfant que pour la sienne.  Elle ouvrait à peine les yeux.

 

– Vous êtes tous là ? murmura-t-elle d’une voix pâteuse.

– Oui, on est là pour toi, répondit Éric. Tu tiens le coup ?

– On peut dire ça, dit-elle au bord des larmes. Je dois avoir une mine affreuse.

– Ne dis pas ça, rassura Ashley qui s’était approché d’elle pour éponger son front. Tout va bien se passer. Tu as dû trop de te surmener, c’est tout.

 

Emma poussa un soupir. Son frère Christian baissa la tête mal à l’aise car il était responsable de ce qui arrivait à sa soeur ainée.

 

– Je suis désolé grande sœur…

– C’est pas de ta faute Christian… Tu as pensé bien faire.

– Je…

– C’est de ma faute tout ça. J’en suis désolé, enchérit Dan qui s’était approché d’elle aussi. Si je n’avais pas poussé à bout, rien de tout cela ne serais arrivé. Si seulement, j’avais pu dire « je t’aime » à l’homme de ma vie. Je suis navré…

– Tu veux bien me rendre un service Dan?  Demanda d’une voix faible Emma.

– Ouais ?

– Donne-moi ta main.

– Quoi ?

– Donne-moi ta main. Répéta-t-elle en fronçant les sourcils.

 

Il la tendit hésitante, Emma l’attrapa au moment où une nouvelle douleur apparue. Elle la serra si fort qu’on entendit craquer quelques os. Tous firent la grimace en entendant ce bruit effrayant. Emma quant à elle, souriait alors que Dan se tordait de douleur.

 

– Lâche ma main ! Cria-t-il

– Tu vois Dan, je te pardonne. Ceci est ma bonne volonté.

– Ta bonne volonté ?! Tu veux me rendre handicapé ?

– Oui, comme ça tu auras une main en moins pour te masturber.

– Grande-sœur ! cria Christian, gêné.

– Ah oui! C’est vrai, j’avais oublié mon frère.

 

Une seconde douleur la toucha et de nouveau, elle fit pression sur la main de Dan qui hurlait toute sa souffrance.

 

– Chérie, lâche-le. Il me fait de la peine, se moqua Stephen qui se trouvait assis non loin d’elle.

– Ah ouais ? Et c’est maintenant que tu dis ça toi ? reprocha Dan en foudroyant du regard son aîné.

– Ouais ! répondit-il fièrement.

– Aucun soutien dans cette famille !

– Han ! Comment tu me brises le cœur ! Alors que je t’ai toujours soutenu ! rechigna le cadet.

– Bon, hormis toi et Éric. Stephen, tu … AIE !!! Mais arrête ça !

 

Emma venait de lui tordre le poignet sous l’effet de la douleur.

 

– Je croyais que tu pratiquais le BDSM. Annonça-t-elle brutalement.

 

Ashley fut choquée par les propos d’Emma, Christian devenait rouge écarlate et les autres garçons pouffaient de rire ou toussèrent gênés.

 

– Ouais, mais c’est pas du même level.

– T’es sûr ? Fait-elle mine d’être étonnée alors qu’une nouvelle contraction arriva.

– Ouais ! grimaça-t-il.

– Tiens…

– Quoi, chérie ? S’inquiéta Stephen.

– Les douleurs… elles sont plus régulières et moins pénible.

– Tu crois que c’est dû au médicament qu’ils t’ont injectés ?

– Possible…

– Ce qui veut dire ? demanda Ethan cherchant à comprendre.

– Eh bien que cette fois, on dirait bien que ce sont des contractions que j’ai.

– Oh mon dieu ! Ton lit est trempé ! constata Ashley en reculant.

– Beurk ! T’as fait pipi au lit ! dit Ethan de façon dégoûté.

– Non, imbécile ! s’exaspéra Luk. Elle vient de perdre les eaux.

 

Stephen se leva d’un bond de sa chaise et couru dans les couloirs. Il revient quelques minutes plus tard avec une sage-femme. Cette dernière vérifia les moniteurs et sa transfusion.

 

– Depuis combien de temps, ressentez-vous les contractions ?

– Depuis qu’elle me nique le poignet ! J’ai besoin de voir un doc ! ELLE M’A CASSE LE POIGNET ! se plaignait Dan.

 

 

La sage-femme sourit et regarda rapidement  son poignet.

 

– Effectivement, madame n’est pas allée de main morte. On va vous soignez dans un instant mais pour le moment, on doit pratiquer l’accouchement.

– Quoi déjà ? s’étonna Christian.

– Oui, ça fait un moment qu’elle est sur le point d’accoucher pour tout dire. Tout le stress accumulé n’a fait qu’accéléré le processus. Elle en n’est qu’à ses trente unième semaines. C’est un peu tôt certes mais rien de dramatique. Rassurez-vous. Ceci dis, vu qu’elle vient de perdre ses eaux, nous n’avons pas le choix que de mettre au monde le bébé. Par contre, je vais vous demander d’attendre dans le couloir, s’il vous plait. Il y a une salle d’attente pas loin.

– D’accord. Courage belle-sœur et toi aussi Stephen, encouragea Éric.

 

 

Ethan trottina vers Emma et déposa un baiser sur son front et rejoins les autres à l’extérieur. Tous étaient inquiets pour l’état d’Emma et du bébé.

 

– Vous croyez que ça va aller ? demanda Ethan.

– Oui, t’en fais pas. On a plus qu’à attendre, répondit Éric.

 

Christian se tourna vers Dan et lui prit le poignet.

 

– Viens avec moi, on va chercher un médecin.

– Tu n’attends pas pour l’accouchement ?

– Si mais… j’ai pas envie de stresser plus ici.

– Allez ça va aller mon cœur.

 

Il l’attira dans ses bras et embrassa sa joue. Tous attendaient patiemment l’arrivé de Stephen pour leur annonçait la bonne nouvelle. Les heures passaient, Noël était là mais toujours aucune nouvelle d’Emma. Ce n’était que plus tard dans la matinée que Stephen fit son apparition dans la salle d’attente. Il était en larme et portait une blouse bleue.

– Alors ? demanda Dan soucieux de l’état de frère.

– C’est un garçon ! Il s’appelle Adrien Julius et il pèse dans les un kilo deux.

– Whoua… il est petit, s’exclama Ethan.

– Ouais, mais il est en pleine forme. Il est sous couveuse en ce moment donc vous pourrez le voir que plus tard.

– Ok, pas de soucis, rassura Éric. Alors heureux ?

– Ouais !

 

Stephen pleura de bonheur. Ses frères se moquèrent de lui mais lui firent un énorme câlin fraternel. Plus tard, toute la famille pu rendre visite à une mère épuisée et dans l’après-midi, ils purent enfin voir le petit Adrien.  Tous s’extasièrent devant le nouveau né et prévoyaient des plans d’avenir pour lui. Éric et Ashley parlèrent de leur projet d’avoir un enfant eux aussi. Ils ont été vivement encouragés par les autres membres. Après s’être fait soigné, Dan présenta de nouveau ses excuses auprès d’Emma qu’elle accepta sous condition : que son frère soit mieux traité et qu’il le déclare officiellement comme son petit ami. Ethan, en profita pour présenter au clan son petit ami Luk que tous connaissaient déjà. En milieu d’après-midi, les quatre frères se retrouvèrent hors de la maternité, une canette de bière à la main. Ils avaient laissé leur partenaire respective avec Emma.

 

– Ce fut le plus cadeau de Noël qu’on a eu le plaisir de voir.

– Ouais, t’as raison Ethan. C’est le plus beau cadeau que j’ai pu recevoir. Merci mon dieu !

– Au fait Stephen, pourquoi tu lui as donné un nom aussi pourri ?

– Je t’emmerde Dan !

– Allez vas-y, dis-nous pourquoi Julius ? insista Eric

– Parce qu’Emma voulait rendre hommage à son défunt grand-père. Elle l’adorait.

– C’est mi-gnooooooonn !!!! se moqua le cadet.

 

Stephen réagit en lui faisant un doigt d’honneur puis bu une gorgée de sa boisson.

 

– En tout cas, joyeux noël à tous, commença Éric en levant sa canette. Que la paix soit avec nous.

– Amen mec, enchérit Dan qui en fit de même.

– Amen, suivit le cadet

– Yes, amen et merci seigneur, continua Stephen en suivant le geste de ses petits frères.

– Sinon, quelqu’un a prévenu maman ? lança Ethan.

– Merde ! J’ai oublié ! cria Stephen.

– C’est du beau tout ça ! se moqua Dan.

 

Tous éclatèrent de rire sous un soleil couchant radieux et un temps bon. Ce fut le plus éprouvant et le plus beau cadeau de noël pour la famille. Un enfant était né plus tôt que prévu, des couples détruits qui se sont retrouvés. Une nouvelle vie s’annonçait sous de bon augure pour chacun d’eux.

 

FIN

 

 

 

Day 24

Advent-Calendar-2014-24

Dan se sentait minable. Son agent lui faisait la gueule, Christian le haïssait et ses frères avaient eu pitié de lui, sauf si c’était de la honte qu’il avait lu sur leur visage. Il était allongé sur son lit, une main sur la pliure du coude de son bras droit comme pour cacher sa connerie. Les traces de piqûres sont encore visibles de même que les brûlures et coupures qu’il s’était infligé. Il avait honte de s’être comporté aussi lâchement. Il leva son bras gauche et cacha ses yeux, il se mordit le coin de la bouche se retenant de pleurer une nouvelle fois. Il ne remarqua pas les heures défilées car le sommeil l’avait emporté. A son réveille, il faisait déjà nuit. Il bougea de son lit et regarda son horloge numérique. Il n’était que 18 : 00, il soupira et soudain il sentit quelque chose de chaud tout contre lui. Il tourna la tête mais ne vit rien. Il toucha la chose à ses côtés et constata qu’il s’agissait d’un corps. D’un geste rapide, il alluma sa lampe de chevet et tira sur les draps.

 

– Christ…

 

Son cœur battait trop vite, il allait s’évanouir. Il en avait même la nausée. Il se leva d’un bond et couru au toilette pour vomir ce qu’il n’avait pas dans son estomac. Ses pensées étaient tout chamboulé : Christian se trouvait dans sa chambre, endormi à poing fermé sur son lit. Il resta quelques instant au dessus de la cuvette, essayant de calmer ses haut-de-coeur, puis il tira la chasse, se rinça la bouche et se rafraîchi le visage.

– Je dois rêver… pensait-il.

 

Il hésita même à revenir dans sa chambre.  Il ferma les yeux, n’osant pas se regarder dans le miroir qui surplombait son lavabo.

 

– Dan ?

 

Il les garda fermement closes, tentant de se convaincre qu’il ne faisait que rêver. Une main se posa doucement sur son épaule.

 

– Dan, ce n’est que moi : Christian. Dit-il d’une voix douce.

– Non tu n’es pas là, répondit Dan effrayé par sa présence.

– Je suis là. Tu ne rêves pas.

– Je ne suis dans un rêve ! cria-t-il de désespoir.

 

Christian exaspéré de son comportement, souffla brusquement et le retourna d’un coup avant de le gifler violemment.

 

– Et là, tu rêves encore ? Demanda-t-il perdant patience.

 

Dan le regarda hébété en posant sa main sur sa joue en feu.

 

– Christian, je… merde.

 

Dan se mit à pleurer à chaude larme. Christian le prit dans ses bras et le berça.

 

– Je t’aime Dan.

– Je t’aime Christian, sanglota-t-il en le serrant contre lui.

 

Et ils restèrent ainsi durant de longues minutes. Plus tard, Christian conduisit Dan dans la chambre puis ils s’allongèrent sur le lit dans les bras de l’un et de l’autre.

 

– Je suis désolé, dit Dan en brisant le silence.

 

– Christian ne dit rien, chuchota Christian en continuant à caresser les cheveux de son amant.

 

– Je me rendais pas compte de ce que je faisais. Je voulais… je ne sais pas ce que je voulais. Je suis désolé, je ne suis qu’un connard qui ne pense qu’à sa gueule. J’ai pas pris soin de toi comme il le fallait. J’ai juste abusé de ton corps. C’est un viol tu le sais.

– Un viol consentant, répliqua Christian d’une voix basse.

– Non, je t’ai vraiment violé. Je t’ai sali, humilié. Je ne te mérite pas.

– C’est sûr que tu ne me mérite pas. Mais, finalement … je te mérite.

– Comment ça ? s’étonna Dan en leva la tête sur son compagnon.

– C’est moi qui vais prendre soin de toi.

– Tu l’as déjà fait.

– Pas comme je devrais le faire. Je serais plus ferme, plus sévère avec toi. Tu me fais du mal, je te rends ta douleur. Coup pour coup.

 

Dan était surpris par les propos de Christian mais n’en releva pas mot. Au contraire, il baissa les yeux et se lova contre celui qui ne l’avait jamais abandonné malgré les souffrances qu’il lui avait infligé.

– Dan?

– Oui?

– Je peux te dire quelque chose auquel j’y ai pensé depuis peu?

– Je t’écoute.

– Je veux être ton maître. Ton époux. Ton ami fidèle. Ton confident. Je veux être tout cela pour toi.

 

Dan le serra à chacun de ses mots. Il n’en attendait pas autant de lui. C’était à lui de dire ça, c’était à lui de le protéger de tous les dangers et non l’inverse. Malgré tout, il savait qu’avec lui, il ne risquait rien. Prenant conscience de ce qu’il allait se passer, il se redressa sur ses genoux, prit les mains de Christian et il répéta son serment  :

 

– Je serais ton soumis, ton époux. Ton meilleur ami et ton confident. Je veux te protéger moi aussi.

– C’est bien mon amour, approuva Christian en embrassant son front. Sinon, tu es allé voir le médecin ?

– Pour ?

– Ton bras et … Tes blessures.

– Comment tu … ?

– J’étais là quand tes frères t’ont retrouvés dans un sale état.

 

Dan baissa la tête, honteux de ce qu’il avait vécu. Christian avait tout vu et entendu. Il l’avait vu dans cet état de d’ébriété. Lamentable.

 

– Pourquoi ?…

– Je voulais te voir, se confessa Christian. Stephen, ne voulait pas que je l’accompagne au début. Il savait que ce que j’allais voir pourrais me choquer. Je l’ai été, je l’admets. Je ne savais pas que tu irais jusque-là. Puis, j’ai entendu ce que tu lui as dit et c’est là que j’ai réfléchi que je devais plus laisser passer certaine chose. Qu’il était temps que l’un d’entre nous devait prendre le rôle d’un adulte. Deux gamins ne pouvaient pas cohabiter ensemble.

– Mais un adulte avec un enfant, ne peut vivre tous les deux. répliqua Christian.

– Sauf si l’adulte rend l’enfant plus adulte.

– Tu arriveras je le sais.

– Mais pas tout seul.

Ils se regardèrent silencieusement et lentement, ils se rapprochèrent. Leur lèvres se frôlèrent, s’échangeant leur souffle.

 

– Et alors qu’a dit le médecin ? susurra Christian.

– Je dois faire une cure de désintox. Il m’a proposé d’aller dans un rehab mais je ne sais pas si j’irais.

– Tu vas y aller, ordonna son compagnon.

– Quoi ?

– Tu vas y aller, je t’ai dit. Je t’y obligerais s’il le faut.

– T’as vu le prix pour y entrer ?

– M’en fout, tu iras.

– Mais…

– Il n’y a pas de « mais », fin de la discussion. Et pour la peine, je te prive de sexe !

– Quoi ?

– Eh ouais ! Je prends mes droits dès à présent.

– C’est vraiment pas juste !

– Il n’y a rien de juste avec toi.

– J’ai au moins droit à un câlin ?

– Juste un par nuit. Donc profite.

– Ok, je m’y soumets pour aujourd’hui. Mais après, je serais un vrai emmerdeur.

– C’est ce qu’on verra, provoqua Christian avant d’embrasser fougueusement Dan pour faire taire toute contestation.

 

 

Day 23

number23

Ethan regardait d’un oeil critique l’ensemble du salon. Il avait tout préparé en vue d’un dîner romantique avec Luk : des pétales de fleurs étalées au sol, des bougies parfumées allumées dans les quatre coins de l’appartement et la conception d’un repas digne d’un grand chef. Il était fier de son travail car tout avait été fait de ses propres mains. Son meilleur ami, qui était désormais son petit ami, était à la bibliothèque et ne devrait pas tarder à rentrer. Il était à peine 20h sur l’horloge numérique qui trônait dans le salon. Il était si anxieux qu’il en transpirait à grosse goutte. Il passa rapidement dans la salle de bain et se rafraîchi le visage à l’eau froide. Il leva les yeux vers le miroir et vit son reflet. Ses yeux était moins pétillant qu’à ses débuts, ils prirent une couleur grisé signe d’angoisse. Il s’essuya avec une serviette qui se trouvait à proximité. L’odeur de Luk s’y trouvait. Il ferma les yeux et en huma le parfum de son gel douche, ce qu’il aimait par-dessus tout c’était cette odeur de noix de coco. Luk adorait ce fruit. Son corps réagissait lorsqu’il entendit une porte s’ouvrir. Il déposa à la va-vite la serviette qui tomba au sol et il se rendit dans le salon où il trouva un Luk complètement déboussolé par les pétales de rose qui envahissaient la pièce.

 

– Qu’est-ce qui se passe ici Ethan ? Demanda Luk contrarié par le désordre. Ne me dis pas que tu comptes faire un dîner romantique avec une autre sous mon toit ?

 

Ethan ne releva pas un mot de la réflexion de Luk et le rejoignit d’un pas rapide. Il se débarrassa de ses affaires et l’entraîna près de la table où régnait une ambiance digne d’un roman à l’eau de rose. Il y avait aussi des pétales sur la table couverte d’une nappe blanche, un chandelier à trois branches était posé en son centre. Des bougies de couleur rouges y étaient allumées, seule ombre au tableau c’était les couverts : Ethan avait mis du plastique au lieu de la céramique et du métal. Luk sourit devant autant de maladresse ou de paresse. Il se retourna et demanda d’un ton calme :

 

– Pourquoi ?

– Parce que… hésita Ethan gêné. Parce que je veux te faire plaisir.

– Tu n’as pas à me faire plaisir.

– Si !

– Je t’ai dit que non.

– Arrête de mentir. Je sais que t’en as envie.

– Mais au fait, arrêta Luk pour changer de sujet, j’aimerais savoir une chose : comment as-tu su pour mes sentiments envers toi ?

 

Ethan ne répondit pas de suite. Luk fronça les sourcils en attente d’une réponse de sa part.

 

– Alors, tu le sais comment ? s’impatienta Luk.

– J’ai lu ton journal intime, confessa Ethan en souriant.

– Tu as fait quoi ?!

– Non, ne te fâche pas s’il te plait, supplia-t-il en voyant la mine de son petit ami. Je suis tombé par hasard dessus et je l’ai lu. Je connais toutes tes pensées, tes sentiments. Je sais que je n’ai pas été le parfait ami que tu aimerais avoir. Je ne te mérite pas pour tout dire mais, je veux me rattraper. Je veux m’excuser pour tout. Luk, commença-t-il en lui prenant la main, je t’aime moi aussi. Je ne dis pas ça non plus à la légère. Je ne veux pas jouer avec tes sentiments, j’ai vu les dégâts que ça fait quand on ne dit pas vraiment ce que l’on ressent. On finit toujours par se blesser en entraînant avec sois les autres surtout celui qu’on ne veut pas faire de mal.

 

Une fois encore Luk était au bord des larmes. Il sécha brièvement ses yeux et prit la main d’Ethan.

– Je te pardonne pour toutes tes conneries, lâcha Luk.

– C’est vrai ?

– Non, se moqua-t-il de lui.

Ethan rit à son tour et le plaqua contre lui. Luk versa des larmes tout en riant dans les bras de celui qui partagerait désormais sa vie non plus en meilleur ami mais en compagnon.

 

– Tu m’en veux pas ? murmura Ethan à son oreille tout en lui caressant le dos.

– Non, mais tu n’aurais pas dû fouiner dans mon journal intime non plus, répondit-il en cachant son visage au creux de son cou.

– Ouais mais il n’y avait pas de mot dessus qui disait «  défense de regarder ».

 

Luk leva la tête, le visage humide, les sourcils froncés accompagné d’un petit sourire.

 

– Si je l’avais mis, tu te serais contenté de ne pas le lire?

– Bien sûr que je l’aurais lu.

 

Luk continua de rire et lorsqu’il cessa, il s’empara des lèvres de son amoureux.

 

– Tu me promets de m’être fidèle et de m’aimer pour la vie ?

– J’ai l’impression d’entendre ma belle-sœur.

– C’est ce qu’on demande en générale Ethan.

– Whoua !

– Laisse tomber imbécile. On mange quoi ?

– Euh… Je ne sais pas.

– Comment ça tu ne sais pas ?

– Je ne sais pas.

Luk hésitait entre le gifler ou … le gifler.

– Quoi ?

– Tu es sûr d’avoir fait le repas tout seul ?

– Oui.

– Je vais voir ça.

 

Luk se rendit d’un air méfiant à la cuisine. Il appuya sur l’interrupteur et découvrit une horde de plat installé un peu partout dans sa petite cuisine. Il siffla d’admiration et tout en souriant, il secoua la tête. Il se retourna vers Ethan qui arborait un très large sourire.

 

– Alors ? ironisa-t-il en prenant la pose.

– C’est pas toi qui à préparer tout ça ?

– Eh si! C’est moi. J’ai juste parlé avec ma mère pendant cinq heures, d’ailleurs, j’entends plus de l’oreille droite mais je te rassure que je suis le seul responsable de tout ce que tu vois là.

– Intéressant tout ça. Je devrait remercier ta mère. Ceci dis, elle a omis de te dire comment présenter une table.

– Pourquoi?

– On ne met pas des couvert en plastique pour un dîner romantique Ethan.

– Gain de temps en vaisselle.

– Petit con, va!

– Je meurs de faim ! Cria Ethan ignorant Luk.

– Eh bien, à table !

 

Day 22

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L’ambiance était festive chez Éric et Ashley. Tout était prêt : la décoration, les menus, la musique, les activités ainsi que les cadeaux. Il ne manquait plus que les invités. Ashley était au sommet du stress. Elle s’agitait dans tout les sens, s’assurant qu’il ne manquait aucun détail pour le grand jour.

– Ashley mon cœur, tu peux venir un instant.

Elle leva les yeux de son bloc note.  Son tendre époux se trouvait debout, appuyer contre l’embrasure de la porte, les bras croisés contre sa poitrine, un sourire à peine dévoilé.  Elle hésitait à venir vers lui car elle voulait continuer ce qu’elle avait entrepris.

– Tu sais, le réveillon n’est que dans quatre jours.

– Oui, je le sais mon cœur mais je veux que tout soit…

– Parfait, continua-t-il.

– C’est exact.

Eric quitta son emplacement et marcha d’un pas lent vers sa dulcinée, qui se mit à rougir d’un coup. Il retira le bloc note de ses mains et le déposa sur la table sans la quitter des yeux, puis prit son visage en coupe et déposa un doux baiser.

– Tu as du temps à m’accorder ?

Elle rougit de plus belle.

– Pourquoi tu me pose la question alors que je sais pertinemment que tu ne vas pas me laisser travailler.

– Par simple politesse.

– T’es adorable, mon beau.

Elle l’embrassa avec passion. Éric la saisit par les hanches et la rapprocha contre lui. Leur baiser dura jusqu’à ce que l’un d’eux manqua de souffle. Ashley se sentait volé comme à chaque fois qu’elle était désireuse d’attention. Elle effleura du bout des doigts le visage de son compagnon, les laissa glisser le long de sa joue piquante, descendit sur son cou et les posa sur sa poitrine. Quelques années plus tôt, c’était des seins qui se trouvaient là. Aujourd’hui, il n’y avait plus rien qui pourrait montrer son ancienne vie. « Eloïse » n’était plus la femme qu’Ashley avait connue, maintenant, elle était devenue l’homme qu’elle a épousé et qu’elle continuerait à chérir.

– Qu’il y a – t-il ? demanda Éric perplexe

– Je repensais à ce que nous avons vécu jusque-là. A notre rencontre, ta transformation, notre mariage. Enfin, tout quoi. Mon dieu, on a tellement vécu de chose ensemble.

– Oui c’est vrai… Tu regrettes ce que j’ai fait ?

– C’était ton choix.

– Oui mais…

– Non, coupa-t-elle en posant son index sur ses lèvres. Non, je ne regrette rien. Tu es beau et magnifique. A mes yeux,tu es Éric et Eloïse. Même si, continua-t-elle en le voyant grimacer, je sais que tu n’aimes plus trop que je t’appelle ainsi.

– Ben tu continues à le faire quand tu t’énerves.

– Et c’est pour la bonne cause. Sinon, pour changer de sujet, nous en étions où ?

– Ah oui, nous en étions là.

Il se pencha et posa ses lèvres contre les siennes. Ashley ronronna de plaisir. Elle passa ses bras autour de son cou, approfondissant ainsi leur baiser. Éric la souleva et la posa sur la table tout en caressant ses cuisses.

– Ne me dis pas qu’on va le faire ici ? murmura Ashley contre la bouche d’Éric.

– Ça te dérange ?

– Un peu. Tu vas abîmer ma belle nappe.

– T’inquiète, il y a des machines à laver et des fers à repasser pour ça.

Elle poussa un soupir de résignation et l’attira contre elle. Leur langue se mêlait, se caressait, se dominait. Désirant plus, Éric glissa l’une de ses mains sous les couches de tissus que portait Ashley, ce qui lui arracha un gémissement de plaisir. Il se saisi d’un de ses seins, la caressa et  l’enleva de son soutien pour titiller son mamelon.

– Éric, susurra Ashley

Elle se cambrait sous les caresses de ce dernier. Elle s’accrochait vigoureusement à ses cheveux alors que son amour embrassait son cou délicatement, lentement. Il se redressa et regarda sa petite femme, elle était rouge et essoufflée de plaisir. Il se pencha de nouveau vers elle et frotta le bout de son nez au sien. Elle gloussa.

– Tu peux te déshabiller ma puce. Tu me donne chaud habillé ainsi.

Ashley gloussa de nouveau. Éric recula et la laissa faire. Elle prit son temps pour enlever son pull à col roulé, puis déboutonna un à un chaque bouton de sa chemise et dégrafa son soutien-gorge en bougeant comme une pucelle à son premier rapport sexuel. Ses seins, maintenant à l’air, resplendissait la fermeté. Rondes, laiteuses, rosées. Éric reprit sa place et se pencha vers l’un de ses tétons qui s’était durci au contact de l’air frais. Il lapa ce petit bouton rose puis la suça comme le ferais un bébé. Prise d’un élan de plaisir immense, Ashley écart ses jambes et enlaça les hanches d’Éric. Ce dernier grogna, puis il s’attaqua à l’autre sein lui procurant cette même attention. De sa main libre, il caressa les formes généreuses de sa femme. Elle avait prit du poids après le lycée à cause d’un soucis de santé, malgré cela rien n’enlevait de son charme. Au contraire, il adorait. Il glissa sa main jusqu’à la ceinture de son jean.

– Ça me gêne, murmura-t-il en grognant.

– Débrouille-toi mon cœur, répondit-elle sensuellement. J’ai déjà fait le haut, je te laisse le privilège du bas.

– Alors continue à te caresser.

– D’accord chef.

Il déboutonna le pantalon de sa femme tandis qu’elle s’exécutait. Ashley leva les fesses pour qu’il enlève entièrement ses vêtements ainsi que sa culotte. Il admira le corps de sa compagne. Son intimité luisait. Ne voulant pas la faire attendre, il se déshabilla et s’installa entre les jambes d’Ashley. Son sexe s’était durci dès le début des hostilités. Il frotta sa verge entre les lèvres humides arrachant des gémissements à sa tendre.

– Viens… susurra-t-elle impatiente.

Il mit une main entre eux et caressa le clitoris. Ashley se cambra toute excitée. Éric était satisfait de ce qu’il lui procurait. Il se saisi de son pénis et entra lentement en elle.

– Éric…

Tout en ronronnant  son nom, elle le guidait en profondeur. Une fois qu’elle le sentit profondément en elle, Ashley bougea activement ses hanches et s’empara de ses lèvres. Éric prit appuie sur le table et en fit de même. Ashley s’accrocha à lui, griffant son dos, son mari la souleva d’un coup et l’empala sur son sexe. Elle en était presque euphorique tant que le plaisir y était. Elle l’embrassa de nouveau tout en lui mordant la lèvre, leur corps était humide de sueur, les claquements résonnaient au moindre mouvement. Il était difficile pour Éric de la maintenir plus longtemps dans cette position tant qu’elle glissait entre ses mains, il la reposa de nouveau sur la table et souleva les jambes avant de les écarter. Les mouvements de ses hanches se faisaient plus rapides, plus brutale, si bien qu’il renversa le contenu d’un vase qui se trouvait non loin. Ashley était proche de la jouissance, qu’elle en gémissait. Elle s’agrippa à ses cuisses et regarda sa moitié qui ne cessait de l’admirer. Et dans un sourire bienfaiteur, elle cria sa jouissance, suivit de près par son amoureux de toujours.  Plus tard, Éric s’allongea sur Ashley qui reprenait son souffle. Sans un mot, ils restèrent ainsi, se caressant tendrement, s’aimant comme ils l’ont toujours fait.

– Tu as vu ce que tu as fait Eric?

– Quoi? Répondit-il innocemment.

– Ma nappe.

Eric pouffa de rire, embrassa sa femme et se redressa. Il sortit en elle et frotta de son pouce le clitoris de la jeune femme qui étai toujours sensible. Elle poussa un juron et cambra.

– Eric, gronda-t-elle de plaisir.

– D’accord, j’arrête.

Il enleva sa main puis se pencha et passa sa langue sur le sexe d’Ashley récupérant toute sa sève.

– Bon, tu viens prendre ta douche avec moi? Proposa Eric avec un sourire en coin.

– Avec plaisir, mon coeur. Ronronna sa femme en le regardant sensuellement.

Elle sauta dans les bras de son mari qui la porta jusque dans la salle de bain.

Day 21

21

C’était la première fois que Christian était témoin de la déchéance de Dan. Il en était à la fois bouleversé et ému par les déclarations qu’il avait faites hier soir. Il était dans son appartement lorsque son téléphone sonna. Il regarda l’écran qui affichait le nom de sa sœur. Il hésitait à décrocher mais fini par y répondre :

 

– Allô ?

– Salut frangin, ça va ?

 

La voix de sa sœur était inquiétante. Non pas celle qu’il avait toujours entendu, cette fois, elle était plus détendue mais on sentait l’angoisse malgré tout.

 

– Oui, ça va. Et toi ?

– Un peu … mieux.

– Tu es sûre ?

– Oui ne t’en fais pas, je voulais prendre de tes nouvelles. Tu n’es pas rentré à la maison après ton départ avec les garçons. Stephen m’a dis que c’était à toi de me parler. Il n’a rien voulu me dire d’autre.

 

Stephen. Le grand frère qu’on aimerait avoir. Il avait tout fait pour maintenir une distance raisonnable entre Dan et lui. Il se sentait une boule se former dans la gorge tellement qu’il en était anxieux.

 

– Grand sœur, tu sais que je t’aime ?

– Oui je sais. Mais t’es sûr que ça va ? Ta voix à l’air tremblante.

– Oui, je vais très bien. Rassura-t-il tant bien que mal malgré l’émotion qui le tenaillait. J’aime Dan plus que tout.

– Je le sais, soupira-t-elle, tu ne m’apprends rien là.

– Mais ce que tu ne sais pas, c’est que je veux me marier avec lui.

– Hein ? Dit- elle surprise. Attends tu lui as parlé ?

– Je n’ai pas pu mais je l’ai écouté. Je ne veux plus qu’il ai peur de l’avenir avec moi. Je veux lui montrer à quel point il m’est précieux.

– Il est censé le savoir déjà, répliqua fortement Emma.

– Non, il ne le savait pas. Je ne lui ai jamais dit ce que je ressentais pour lui.

– Il était censé le savoir ou le voir ! Cria-t-elle. Mais quel abruti aussi ce mec ! Et puis, pourquoi maintenant ?

– Je ne sais pas à vrai dire, mais une chose est sûre, une fois que ça ira mieux pour lui, je ferais ma demande.

– Et tu crois que ça ira mieux ?

– J’ai foi en lui.

– A quoi bon continuer à insister pour que tu le quitte, se résigna-t-elle après un long soupir, tu n’en fais qu’à ta tête mais n’oublie pas ce que je t’ai dit : Si jamais il y a un souci, tu viens m’en parler après l’avoir quitté sans ménagement. D’accord ?

– D’accord.

– Mais dis-moi, comment se fait-il que ça soit toi qui en fasses la demande ? Je te croyais dominer ?

 

Christian rougit des pieds à la tête.  Inconsciemment, il se cacha sous la couette alors que personne ne risquait de le voir.

 

– Eh bien, comme je te l’ai dit, je ne veux plus qu’il ai peur. Je veux qu’il sache que c’est moi et uniquement moi qu’il doit regarder.

– Oh ho ! Tu prends les rênes ! Je suis fière de toi petit frère ! On va fêter ça bientôt. A ton changement de grade.

– Emma !!!

– Je rigole, je rigole, se moqua-t-elle avant qu’une douleur l’arrêta.

– Tu vas bien ? S’inquiéta son frère car il ne l’entendait plus au téléphone.

– Oui je t’ai dit, essaya-t-elle de dire en reprenant son souffle. C’est rien, ça va passer. J’ai juste eu une petite douleur au ventre.

– Une contraction ?

– Ça ne reste qu’une minute sans plus. Elle n’est pas constante non plus. Et avant que tu me demande si je me repose, la réponse est : oui, je me repose. En ce moment même, je suis allongée sur mon lit.

– Stephen n’est pas là ?

– Il est dans le salon avec Éric. Ils discutent du repas de Noël. Tiens, rassure moi, tu vas venir ?

– Oui je serais là avec ou sans Dan.

– Il y a intérêt ! Bon, je vais te laisser. Je suis contente que tu aies pris des initiatives. Tu peux être fier de toi mon petit.

– Merci ! dit-il avec le sourire.

– Bonne nuit !

– Bonne nuit grand sœur, je t’aime.

– Moi aussi, je t’aime petit frère.

 

 

Christian raccrocha et resta sous sa couette. Ce mois de Décembre lui avait apporté son lot de déboire et maintenant que le réveillon approchait, il sentait le vent tourner. Il fallait s’occuper de Dan et ne plus le laisser seul désormais.

 

 

Day 20

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– T’es sûr de ce que tu fais ?

– On n’a pas vraiment le choix, Éric. C’est soit ça, soit on le laisse crever et tu sais parfaitement que je ne vais pas laisser les membres de ma famille mourir pour une cause débile.

– Maman sait ce qui se passe ?

– Oui Ethan, soupira Éric. Elle a donné le feu vert à Stephen hier soir. Elle était en larme au téléphone quand je lui ai parlé ce matin. Elle était triste et en colère à la fois mais … Je crois qu’elle était plus en colère qu’autre chose.

– Pour l’être, elle l’est, confirma avec force l’aîné.

 

Les frères se trouvèrent devant la porte de Dan. Stephen sonnait depuis quelques minutes, mais pas de réponse. Perdant patience, il cogna sur la lourde porte en bois massif.

 

– DAN, hurla-t-il de colère, SI TU N’OUVRES PAS CETTE PUTAIN DE PORTE, JE TE JURE QUE JE VAIS LA DEFONCE ET FOUTRE MON POING DANS TA GUEULE !!

– Je ne suis pas sûr que ça marche ce genre de menace, dit le petit frère mal assuré.

– Oh oui, ça l’est, paniqua Éric. J’ai peur pour ma propre vie alors que je ne suis même pas concerné par la menace.

– OUVRE CETTE SALOPERIE DE PORTE DAN !

 

Stephen continua à frapper violemment sur la seule chose qui le séparait de son petit frère mais rien n’y fait, elle resta close. Son visage se déforma de colère. Une veine se gonfla près de sa tempe droite et sa mâchoire se crispa.

 

– Éric.

– Quoi ? Répondit vivement ce dernier ne voulant pas le contrarié plus.

– La porte.

– Hein ?

– T’es sérieux Steph, tu veux qu’il défonce la porte ? s’inquiéta d’un coup le cadet.

– J’ai plus le corps de l’époque mais Éric oui.

-Non, rétorqua Éric. Enfin si un peu, mais toi aussi.

– Alors fait le ou je passe mes nerfs sur toi. Au choix.

– Ok !

 

Éric se plaça devant la barrière.  Il prit une grande respiration, fléchit les genoux, se pencha légèrement en avant et posa les doigts au sol. Ethan, regarda la position de son frère et la reconnu aussitôt. On sentait bien qu’il y avait de la pratique derrière ça et que les bonnes habitudes restaient.  Dans un élan souple et rapide, Éric fonça contre l’entrée en bois. Elle ne céda pas au premier assaut, il recommença une deuxième fois. Le craquement montrait qu’elle n’était pas loin de tomber mais pour le moment, elle résistait. Au quatrième coup, elle finit par céder.

 

– Oh putain, ça pue ! fit remarquer le petit frère à peine entré.

– Merde ! dit l’aîné en aidant son second qui était au sol.

– Tu crois qu’on est arrivé trop tard ? s’inquiéta Éric.

– Non, je ne crois pas. Enfin… J’espère que non. Cherchons-le.

 

Soudain, un bruit les fit sursauter.  Stephen restaient en alerte et fronça les sourcils, Éric tentait de voir ce qui se passait devant lui malgré la noirceur de la pièce. Ethan voulu appuyer sur l’interrupteur mais Stephen l’en empêcha.

– Regarde, murmura-t-il.

Le petit frère tenta de voir ce qu’il voulait lui dire. A cet instant, il vit quelque chose bouger dans le fond de la pièce. Stephen s’en approcha doucement et suivit cette ombre qui ne semblait pas les avoir remarqués.  Elle entra dans ce qui devait être la chambre. Elle s’asseyait et pris une bouteille qu’elle tenta de verser dans sa bouche mais manque de pot, elle était vide. Se plaignant du manque de breuvage dans ce monde pourri, l’ombre lança cette dernière contre le mur qui se trouvait à côté de Stephen le ratant de peu. L’ainé qui n’avait toujours pas retrouvé son calme prit un objet quelconque au sol et vint à la rencontre de l’ombre avant de le frapper brusquement à la tête. L’ombre hurla dans un cri qui n’était plus humain.

– Ça devrait te remettre les idées en place, cracha-t-il mécontent.

 

Les autres frères coururent le rejoindre. Eric alluma la lumière et ils découvrirent l’horreur. L’ombre en question n’était autre que Dan. Il était nu, blessé, sale, recroquevillé pleurant comme une bête sauvage qui allait se faire égorgé. Il se protégeait de la lumière artificielle avec ses bras mutilés et noircis. Il faisait peine à voir. Stephen lâcha ce qu’il avait en main puis attrapa Dan à la gorge et le plaqua sans ménage contre un mur. Ce dernier était trop faible pour se débattre, il touchait à peine le sol, il suffoquait. Stephen ayant marre de son comportement de gamin, lui donna un coup de poing dans le ventre, Dan eu le souffle couper. L’aîné le frappa de nouveau et cette fois, il vomit une substance transparente sur son bras. Stephen le lâcha dans un juron  et le cogna brutalement au visage. Dan s’écroula au sol, il tentait de reprendre son souffle. Ses bras le portaient à peine et dans une énième toux, il vomissait une fois de plus. Éric qui suivait la scène avait les yeux voilé par les larmes, Ethan lui était sans voix mais aucun des deux ne fit un geste pour stopper la colère de Stephen. Se sentant trop mal, le cadet se retourna pour ne rien voir de ce qui se passait.

 

– Stephen, supplia Éric essayant de contrôler sa voix, arrête s’il te plaît. Ça ne va pas l’aider…

– Non, ça ne va pas l’aider, s’énerva-t-il. S’il veut mourir alors que je vais lui en donner l’occasion de le faire.

 

Sur ces mots, il attrapa Dan par la nuque et le traîna parmi tous les déchets.

 

– Eh ! Attends Steph ! Où comptes-tu l’emmener ? Demanda Éric inquiet.

– Ça ne se voit pas ? Je vais l’aider à mourir et quoi de mieux qu’un saut de l’ange à huit cent mètres de hauteur.

– Non, ne fais pas ça ! Cria le cadet en se retournant vers son frère.

 

Mais l’aîné ne se préoccupait plus des pensées de chacun, seule la sienne comptait. Il ouvrit la baie vitré, l’air frais et froid s’engouffra à l’intérieur rendant l’atmosphère plus respirable, puis il souleva un Dan en panique et le passa par-dessus la rembarre du balcon. Ce dernier se mit à hurler de toutes ses forces en se voyant au-dessus du vide.

 

– Alors Dan, ça fait quoi de mourir ?

– Remonte-moi Stephen ! REMONTE-MOI ! pleura Dan en essayant de s’accrocher désespérément à son frère.

– Non, je ne te remonterais pas ! riposta l’aîné. Et tu veux savoir pourquoi ? Parce que j’en ai marre de tes conneries. J’en ai marre que tu foutes ta vie en l’air et surtout celle des autres ! Tu fais comme un gamin alors que tu as déjà la vingtaine passé. Merde quoi ! Combien de fois va-t-on te répéter de ne plus faire pleurer Christian ? Combien de fois va-t-on te courir après pour que tu lui accordes du respect et de l’intérêt ? Tu dis que l’aime, mais mon cul que tu l’aimes ! Cela fait des années que tu le laisse espérer une déclaration qu’il ne va jamais entendre ! On a marre de passer derrière toi pour recoller les morceaux. Laisse Christian partir, Dan ! Laisse-le vivre bordel !

– Non ! Non, je ne veux pas !

– POURQUOI PUTAIN ? hurla-t-il d’une voix coléreuse. Donne-moi une seule bonne raison de ne pas te lâcher dans le vide.

 

Dan n’arrivait plus à parler. Il pleurait son désespoir, sa peine, sa souffrance. Il ne voulait pas faire du mal à Christian. Il l’aimait beaucoup trop pour ça.

 

– Je t’écoute Dan et fais vite car je fatigue et cette fois, je vais vraiment te lâcher.

 

Il leva la tête en direction de son frère, il le distinguait à peine à travers ses yeux. Stephen luttait pour ne pas le lâcher, il était à bout de force. Il tenait à peine le bras son frère, sa main moite glissait sur la sienne et ses ongles n’étaient pas suffisant pour le maintenir convenable sans l’écorcher à vif, il devait faire vite s’il ne voulait pas être l’investigateur d’un drame.

 

– J’AI PEUR ! finit-il par hurler à plein poumon. J’ai peur qu’il ne m’aime plus. J’ai peur de m’engager avec lui. J’ai juste peur de l’avenir et de ne plus être à la hauteur. Je veux être auprès de lui !

 

Dan éclata en sanglota de nouveau. Qu’il donnait une bonne ou une mauvaise raison, Stephen ne l’aurait jamais laissé tomber. Avec l’aide d’Éric, il remonta Dan qui s’accrocha aussitôt dans les bras de son frère. Éric pleurait lui aussi, de même qu’Ethan. Le cadet se rendit compte à quel point être égoïste faisait du  mal. Une larme après l’autre, ce fut un flot de tristesse qui coula le long de leur joue.

– Allez venez nous faire un câlin vous deux, invita Stephen qui lui aussi était en larme.

 

Sans se faire prier, Ethan couru dans les bras de ses frères et les serra. Éric les enlaça tout aussi ému et attristé.

 

– Je l’aime, reprit Dan entre deux hoquets. J’aime Christian de tout mon cœur. Je ne voulais pas lui faire du mal, je le voulais que pour moi. C’est mal ce que j’ai fait… C’est mal ! Pardon Christian, pardon… Je t’aime. Je ne veux pas te perdre. Je veux te revoir.

 

Et les pleures reprirent de plus belle cette fois en chœur.  Après plusieurs minutes qui durèrent des heures, elles finirent par s’estomper. Seul Dan murmurait des excuses à un Christian qui n’était pas présent. Stephen soupira de soulagement.

 

– Cette fois, c’est la bonne, se dit-il pour lui-même en continuant à apaiser son frère.

 

Il regarda plus en détail le corps de Dan, à part sa minceur peu inquiétante, il remarqua des traces de blessures. Coupures, brûlures et piqûres resteront à jamais figé sur sa peau.

 

– Fais chier…

– Je suis fatigué grand frère, murmura Dan.

– T’en fais pas. On va s’occuper de toi. Éric ?

– Ouais ? répondit-il en essuyant ses yeux d’un revers de main.

– Tu peux t’occuper de lui le temps qu’on nettoie la maison ?

– Quoi ? Tu veux nettoyer maintenant l’appart ? ça va nous prendre un temps fou.

– Je sais mais… il en a besoin.

 

Éric soupira puis se leva et pris dans ses bras son frère qu’il souleva avec facilité. Ce dernier tombait déjà de fatigue si bien qu’il ne remarqua pas la cinquième personne qui se cachait dans la chambre. Une fois qu’il eut disparut, cette personne sorti de l’ombre. Elle avait, elle aussi les larmes aux yeux. Stephen retourna dans la chambre et s’arrêta à sa hauteur.

 

– Maintenant, tu sais ce qu’il ressent pour toi, Christian.

 

Day 19

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Eloïse était sur un nuage. Elle avait enfin pu rencontrer et discuter avec celle qui occupait toutes ses pensées. Elle se nommait Ashley et elle faisait effectivement partie du club photo du lycée. Lorsqu’Eloïse l’avait vu près du terrain de foot, l’apprentie photographe prenait des clichés pour le journal du lycée car elle devait faire un reportage sur l’équipe de foot. D’ailleurs, elle était surprise de la voir sur le terrain à jouer avec les garçons. Eloïse avait quelque point commun avec elle : la musique jazz, les journées détente près d’un lac en été, les feux d’artifices et les sucreries. Elles passèrent la plupart du temps à manger tout ce qui était sucré et à tester les nouveaux bonbons.  Eloïse se sentait vivre auprès d’elle et elle était moins timide à lui parler. Puis un jour, n’écoutant que son cœur et les conseils avisés de son frère ainé, elle décida de lui faire part de ses sentiments.

 

– Ça passe ou ça casse, pensa-t-elle alors qu’il ne lui restait que quelques mètres à faire avant de la rejoindre.

 

Ashley ne l’entendit pas arrivée. Elle était dos à un arbre à prendre des clichés personnel. L’emplacement était connu de tous pour son coin calme et tranquille. Ceux qui y venaient, était là principalement pour flirter ou flâner quelques instants.  Il faisait froid ce-jour là mais toujours pas l’ombre d’un flocon de neige. Ashley portait son éternel manteau jaune poussin et avait attaché en un chignon ses cheveux roses dégageant ainsi sa nuque. Quelques mèches s’y échappaient n’enlevant en rien sa beauté. Eloïse se demanda si c’était le bon moment pour se déclarer. Elles venaient à peine de se rencontrer, il n’y a même pas quelques semaines qui se sont écroulées. Mais si elle ne le faisait pas, elle pourrait le regretter. Non, elle le regrettait presque.

 

– Ashley ?

 

La concernée se retourna brusquement, comme si elle attendait qu’elle l’appelait et la regarda avant de lui faire un large sourire.  Elle déposa son appareil photo puis se leva d’un bond et réduisit en quelques pas de courses les dernières distances qui les séparaient, puis lui sauta au cou.

 

– Enfin te voilà ! Cria-t-elle de joie en lui faisant des bisous sonores. Tu m’as manqué !

– On s’est vu ce matin, non ? répondit Eloïse un peu déboussolée comme à chaque fois qu’Ashley lui sauta au cou.

– Si, si. Mais j’ai pensé à toi toute la matinée. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. Et toi, ça va ? Tu as passé un bon début de journée?

– Oui, ça va… Euh… Est-ce que c’est possible qu’on discute toutes les deux ?

– Bien sûr !

 

Ashley la lâcha et retourna s’asseoir contre l’arbre, Eloïse la suivit. Elle était toujours aussi hésitante.

 

– Eh bien, finit-elle par dire après s’être violemment motivé intérieurement, ça va te paraître bizarre mais depuis qu’on s’est rencontré, je n’ai cessé de pensé à toi moi aussi. Enfin, je veux dire…  je te vois plus qu’une amie.  J’admets que ça ne fait pas longtemps qu’on se connait et que s’est déplacé de ma part de te dire ça. Je sais qu’on n’est pas dans un conte de fée et que les coups de foudre du premier regard ne sont que des légendes et pourtant… J’ai eu ce coup de foudre du premier regard.  Je ne sais pas quoi dire,  ni faire en ta présence.  Je suis un peu intimidée. Tu es si belle à mes yeux. J’aime ton regard, ton sourire, tes fossettes toutes joufflues, ton rire. Enfin… Vraiment, j’adore tout chez toi. Ashley, je t’aime. Est-ce que tu accepterais de sortir avec moi ?

 

Eloïse se tut, craignant le pire. Ashley ne réagissait pas à ce qu’elle venait de lui dire. Elle n’avait aucune expression visible sur son visage.  Ni surprise, ni dégoût. Rien ne laissait transparaître ses pensées. Puis, sans aucune raison, elle se leva et regarda droit de devant elle. Elle fit quelques étirements et s’éclaircit la voix. Avec ses mains, elle créa un « haut-parleur », gonfla sa poitrine et cria de toutes ses forces :

 

– Je sors avec Eloïse O’Frey !!! Vous m’entendez ? Je suis sa petite amie et c’est le plus beau jour de ma vie !!

 

Eloïse fut abasourdie par ce qu’elle venait d’entendre. Ashley, venait d’accepter d’être sa petite amie à sa manière. Elle sauta de joie alors que certains élèves qui se trouvait non loin d’eux les félicitèrent ou les huèrent. Enfin, après toute cette agitation, elle se tourna vers Eloïse toute souriante.

 

– Bien sûr que j’accepte ! J’ai toujours voulu être ta petite amie. A vrai dire, avant même que je ne sache que tu ne sois une fille, j’étais déjà amoureuse du joueur numéro 16 de l’équipe de foot. Je ne te voyais que de dos ou de profil mais toujours de loin, je ne n’arrivais pas à te voir de plus près avec la foule et surtout tu n’enlevais jamais ton casque et puis, il faut dire que je n’osais pas m’approcher de toi « Éric ». C’est bien ton nom de joueur ?

– C’est cela. Mais…

– Hum ?

– Ça ne te gêne pas le fait que je sois une fille ?

– Non, pas du tout. J’ai déjà eu des expériences avec des filles. Bon, j’avoue que ce n’était jamais allé bien loin mais là, c’est officiel. On est ensemble.  Eloïse, toi et moi pour la vie.

 

Ashley s’approcha d’elle et lui saisit le visage. Leur regard se croisait, ne se lâchant plus. Et d’un geste rempli d’amour, leurs lèvres se touchèrent en un délicat et doux baiser.